Archive for category Avocat

  La « garde alternée » comme elle est nommée par les justiciables (en réalité on parle de résidence en alternance) est un mode de résidence sur lequel beaucoup de parents séparés ou en cours de procédure de divorce s’interrogent. Quelques réponses aux questions le plus souvent posées. L’article 373-2-9 du Code civil dispose: « A la demande […]

 

La « garde alternée » comme elle est nommée par les justiciables (en réalité on parle de résidence en alternance) est un mode de résidence sur lequel beaucoup de parents séparés ou en cours de procédure de divorce s’interrogent. Quelques réponses aux questions le plus souvent posées.

Est-ce que le juge peut ordonner la résidence alternée alors que les parents ne sont pas d’accord: l’un souhaite la résidence habituelle et l’autre la résidence alternée ?

L’article 373-2-9 du Code civil dispose: « A la demande de l’un des parents ou en cas de désaccord entre eux sur le mode de résidence de l’enfant, le juge peut ordonner à titre provisoire une résidence en alternance dont il détermine la durée. Au terme de celle-ci, le juge statue définitivement sur la résidence de l’enfant en alternance au domicile de chacun des parents ou au domicile de l’un d’eux. »

Cette disposition signifie que le juge peut ordonner cette résidence en alternance lorsque l’un des parent le demande et sans l’accord de l’autre.

En pratique cela posera inévitablement des difficultés, il existera une absence de communication entre les parents qui pénalisera l’enfant.

Aussi, majoritairement, les juges aux affaires familiales considèrent que la bonne entente est l’une des conditions préalables d’une telle résidence.

Lorsque les parents décident d’une résidence alternée, est-ce que chaque parent doit passer le même temps avec l’enfant ?

Non, l’alternance n’implique pas que le temps passé auprès de son père et de sa mère soit de même durée.

Le juge aux affaires familiales est libre de décider d’une alternance qui a pour conséquence un partage inégal du temps de présence de l’enfant auprès de chacun de ses parents.

Cass.1erciv. 25 avril 2007.

Est-il vrai que si la résidence est en alternance, aucune pension alimentaire n’est due par l’un ou l’autre parent ?

C’est FAUX: la résidence en alternance ne dispense pas le parent qui a des revenus plus important que l’autre parent de régler une pension alimentaire.

Sur ce point lire:

FAQ sur la pension alimentaire

En pratique est-ce beaucoup de résidences alternées existent ?

Un rapport du Sénat n°349, 2006-2007 a fait le bilan de la pratique de la résidence en alternance.

  • en 2005, 11% des enfants ont fait l’objet d’une résidence en alternance par décision judiciaire (les parents n’étaient pas en accord sur le mode de résidence)
  • 80% des résidences en alternance ont été mises en place sur demande conjointe des deux parents (divorce par consentement mutuel ou requête conjointe de parents séparés)
  • en 2009: le ministère de la justice a précisé dans une réponse ministérielle que 16,9% des enfants ont fait l’objet d’une mesure de résidence alternée (mesure prononcée par le juge, les parents n’étaient pas en accord , il y a donc une augmentation par rapport à 2005)
  • en 2009, 21,5 % des résidences en alternance ont été mises en place dans le cadre d’un divorce par consentement mutuel.

Pour divorcer en ligne à l’amiable AvecAvocat: Divorce amiable en ligne.


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      On peut lire beaucoup d’articles sur la toile sur cette question récurrente en matière de divorce mais aussi en toute matière, comment choisir son avocat ? Plusieurs critères peuvent vous amener à vous arrêter sur tel ou tel avocat, tout dépendra quel est le critère, qui pour vous, sera le critère déterminant. On peut […]

     

    On peut lire beaucoup d’articles sur la toile sur cette question récurrente en matière de divorce mais aussi en toute matière, comment choisir son avocat ?

    Plusieurs critères peuvent vous amener à vous arrêter sur tel ou tel avocat, tout dépendra quel est le critère, qui pour vous, sera le critère déterminant.

    On peut choisir son avocat sur internet principalement:

    en fonction de ses honoraires et rechercher l’avocat le moins cher.

    Certains sites plus ou moins sérieux proposent même tel un produit de comparer les prix des avocats.

    La question qu’il convient de se poser très légitimement: est-on sûr de vraiment comparer les tarifs des avocats ?

    En effet, seuls les gérants de ces sites sont maîtres de la machine de comparaison, adressent vos mails aux avocats ou non et vous transfère les devis… I

    ll existe tellement d’intermédiaires qu’au bout du compte vous n’êtes pas vraiment sûr d’avoir trouvé l’avocat au meilleur prix.

    En tout état de cause, choisir un avocat sur le seul critère du bon prix ou le plus souvent du bas prix est risqué.

    Choisir un avocat low-coast c’est aussi risquer de ne pas être conseillé et d’avoir un service low-coast, un peu comme dans les avions, vous arrivez à destination mais le voyage sera plus ou moins agréable.

    en fonction des témoignages sur les forums ou sur le site de l’avocat:

    Les forums sont nombreux et quelques fois on peut trouver des commentaires élogieux ou très critiques sur tel ou tel avocat.

    Peut-on faire confiance à ces commentaires qui sont juste le reflet d’une expérience personnelle bonne ou mauvaise qui ne sera peut-être pas la même pour vous…

    Pour ce qui est des témoignages figurant directement sur les sites des Consœurs et Confrères, d’un point de vue déontologique, le CNB a pu donner son avis et dire que ce genre d’affichage était loin d’être délicat.

    Du point de vue du futur client de l’avocat, demandez-vous si vous avez pour habitude de souvent laisser des commentaires ne serait-ce que sur les produits que vous achetez sur internet ?

    Interrogez vous sur le nombre de commentaires laissés sur le site ?

    Très vite vous pourrez douter !

    Les témoignages ne sont pas la garantie du bon choix de l’avocat.

    Au contraire oserai-je dire, le secret professionnel de l’avocat est une garantie importante pour les clients, affichez des témoignages même avec les seules initiales des clients apparaît comme peu conforme au respect de ce secret qui doit être absolu.

    en fonction des articles rédigés par les avocats sur des questions juridiques, des foires aux questions, des publications  sur le divorce, la pension alimentaire….

    Ce dernier critère est un critère qui nous est cher et nous prêchons un peu pour notre paroisse en le mentionnant (nous en sommes conscients et nous nous en cachons pas).

    Choisir un avocat sur internet en fonction des publications qu’il diffuse régulièrement sur son Blog ou sur son site est un critère un peu plus objectif que les deux précédents critères énoncés.

    Lorsque vous lisez les articles ou publications des avocats sur des thèmes bien particuliers qui vous intéressent, vous pouvez alors évaluer un minimum le niveau de compétence de l’avocat, sa connaissance et son expérience.

    L’avocat ne s’est pas contenté de mentionner qu’il était particulièrement compétent en matière de divorce ou de droit du travail: il le prouve en vous expliquant les textes, en vulgarisant le droit.

    Souvent en lisant les Blogs de mes Confrères, j’y trouve non seulement des informations juridiques précieuses mais aussi une âme, une personnalité.

    Vous l’aurez compris, ce dernier critère est un critère qui doit peser à notre sens dans le choix de l’avocat sur internet peut-être plus que le critère du prix…même si on peut comprendre que pour des procédures simples comme le divorce à l’amiable, l’internaute, le futur justiciable sera à la recherche du meilleur prix.

    Si vous recherchez un avocat sur internet, il faudra aussi veiller à ce que le site sur lequel vous vous trouvez est bien le site de l’avocat que vous avez choisi et pour qui votre cœur ou votre portefeuille s’est arrêté.

    Préférez les sites sans intermédiaire qui vous permettent une proximité avec l’avocat, un échange direct avec lui et vous évite des frais complémentaires.

    Vous pourrez bénéficier de véritables conseils « sur mesure », et vous serez sûr que ces conseils sont délivrés par un avocat car comme le dit notre devise « Seul un avocat peut vous conseiller, vous assister et vous défendre ! »

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      Les informations recueillies font l’objet d’un traitement informatique destiné à la prise de rendez-vous ou à l’établissement d’un devis pour une prestation juridique. Les destinataires de données sont les membres du GIE « Avec Avocat » Me Michèle BAUER et/ou Me Sophie GAUCHEROT. Conformément à la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978 modifiée en 2004, vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent, que vous pouvez exercer en vous adressant à GIE Avec Avocat, 33 Cours Pasteur, 33 000 BORDEAUX. Vous pouvez également, pour des motifs légitimes, vous opposer au traitement des données vous concernant.

       

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      Lorsque nous recevons nos clients en rendez-vous pour un divorce par consentement mutuel ou non, certains ont quelques idées reçues. Ces dernières circulent parfois sur la toile, d’autres sont des légendes urbaines.

      Lorsque l’on divorce par consentement mutuel le divorce est rapide, en un mois c’est pliéFAUX, la procédure est simplifiée certes mais le délai est en aucun cas aussi court comme on peut le lire sur certains sites internet. A Bordeaux, par exemple,  le délai pour divorcer est entre 4 et 6 mois. Devant d’autre juridictions le délai peut être plus long ou plus court. Les juridictions sont souvent débordées et manque de personnel, de magistrats, ce qui peut expliquer des délais qui sont en moyenne situé plus souvent entre 4 et 9 mois qu’entre 1 et 3 mois. Même par consentement mutuel, vous ne serez pas divorcé en un mois. De plus, il arrive souvent qu’après avoir pris conseil auprès d’un avocat, vous discutiez ensemble sur le montant de la prestation compensatoire par exemple et que vous mettiez d’accord deux ou trois mois après le rendez-vous avec votre conseil. Ces négociations retardent le moment de « passer » devant le juge aux affaires familiales.

      Si je demande la « garde alternée« , je ne paierai pas de pension alimentaire: FAUX, le fait d’avoir mis en place une résidence en alternance ne vous dispense pas du règlement d’une pension alimentaire surtout lorsque vos revenus sont plus importants que ceux de votre époux ou épouse. Vous partagerez certes les charges du quotidien. Cependant, votre époux ou votre épouse qui bénéficie de plus faibles revenus ne pourra pas contribuer à la même hauteur à l’entretien et l’éducation de votre enfant, il est normal qu’en plus du partage des frais, vous versiez une pension alimentaire qui permettra à votre époux et épouse de gérer les dépenses importantes: échanges linguistiques, école privée, équitation…

      les enfants peuvent être entendus dès l’âge de 6 ans: FAUX, les enfants sont entendus lorsqu’ils sont considérés comme assez matures. Généralement, l’enfant a la possibilité avec un de ses parents d’aller consulter son propre avocat, qui le recevra seul et qui jugera de son degré de maturité pour être entendu. S’il estime que l’enfant n’est pas assez mature, il l’indiquera au parent qui l’a amené à son cabinet. Si au contraire, l’enfant est assez mature, il demandera son audition en écrivant au juge aux affaires familiales et en lui confirmant qu’il bénéficie d’une maturité suffisante. Souvent lorsque les enfants sont trop jeunes et pas assez matures, il arrive que ces derniers soient entendus par une assistante sociale lors d’une enquête sociale, parfois même par un psychologue si une expertise psychologique est ordonnée.

      – mon enfant est majeur, je ne dois plus lui payer une pension alimentaire: FAUX: Selon l’article 371-2 du Code civil: Chacun des parents contribue à l’entretien et à l’éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l’autre parent, ainsi que des besoins de l’enfant.

      Cette obligation ne cesse pas de plein droit lorsque l’enfant est majeur. Pour en savoir plus sur cette obligation, vous pouvez lire: Mon enfant est majeur, dois-je encore lui payer une pension alimentaire ?

      – l’infidélité n’est plus une faute: FAUX, l’infidélité reste une faute puisque la fidélité fait encore partie des devoirs du mariage.

      – la pension alimentaire au titre du devoir de secours que l’on verse durant la procédure de divorce se déduit à la fin sur  la prestation compensatoire: FAUX, le pension alimentaire au titre du devoir de secours est versée durant la procédure de divorce alors que les époux sont encore mariés et se doivent encore secours. La prestation compensatoire est quant à elle fixée eu égard entre autre à la disparité de revenus existant entre les deux époux et afin de palier cette disparité. Le fondement du versement de la pension alimentaire au titre du devoir de secours n’est pas le même que le fondement du versement de la prestation compensatoire au moment du divorce. Les pensions alimentaires versées durant la procédure de divorce ne se déduiront en aucun cas du montant de la prestation compensatoire.

      je suis marié sous le régime de la communauté, cependant, mon salaire c’est mon salaire, si j’achète une voiture durant le mariage avec mon salaire, c’est une voiture qui m’appartient que je n’ai pas besoin de partager: FAUX, les salaires sont des « communs », la voiture achetés avec vos salaires durant le mariage devient un bien commun qu’il conviendra de partager, il en aurait été autrement si vous l’aviez acheté avec de l’argent provenant d’une donation de vos parents par exemple.

      je suis marié sous le régime de la séparation de biens, mon époux ne pourra pas me réclamer de prestation compensatoire: FAUX, la séparation de biens ne préserve pas de la prestation compensatoire, ce régime matrimonial est soumis au régime primaire applicable à tous les régimes matrimoniaux, ce dernier prévoit le versement d’une prestation compensatoire quelque soit le régime matrimonial des époux.

      je suis passée à la première audience de tentative de conciliation, une ordonnance de non-conciliation a été prise, aucun procès verbal d’acceptation du divorce n’a été signé. Je peux m’installer avec mon amant car on est officiellement séparés: FAUX, si vous n’avez pas signé de procès-verbal d’acceptation du divorce, vous et votre époux, vous n’avez pas renoncé à choisir une procédure de divorce pour faute. Votre époux pourra invoquer votre infidélité au soutien d’un divorce pour faute et ceci même si vous êtes passée devant le juge et que vous êtes officiellement séparés. En effet, vous n’êtes pas encore divorcés, le devoir de fidélité subsiste.

      le juge aux affaires familiales est toujours une femme qui statue que dans l’intérêt des femmes: FAUX, le juge peut être un homme, c’est souvent une femme mais il est caricatural et même idiot de penser qu’une femme statue en faveur d’une femme car elle est femme.

      GIE Avec Avocat, Cabinets d’avocats de Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT. 

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