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Tribune · Divorce & Médiation · Bordeaux Divorce : n’ayez pas peur de l’avocat ! L’avocat est-il vraiment responsable des divorces conflictuels ? Me Michèle BAUER, avocate au Barreau de Bordeaux, répond a ce cliché tenace. Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT, avocates inscrites au Barreau de Bordeaux (promotion 2002-2003), sont expertes en divorce amiable à […]

Tribune · Divorce & Médiation · Bordeaux

Divorce : n’ayez pas peur de l’avocat !

L’avocat est-il vraiment responsable des divorces conflictuels ? Me Michèle BAUER, avocate au Barreau de Bordeaux, répond a ce cliché tenace.

Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT, avocates inscrites au Barreau de Bordeaux (promotion 2002-2003), sont expertes en divorce amiable à Bordeaux. Elles sont également formées à la médiation familiale afin d’accompagner les couples vers un règlement apaisé de leur séparation.

Par Me Michèle BAUER · Publié le 20 août 2018 · Mis à jour mai 2026

Le point de départ : une émission de radio sur le divorce

France Inter, L’Amour flou et un cliché sur les avocats

Ce matin-là, j’écoutais une émission de France Inter consacrée à « réussir son divorce ». Parmi les invités, on trouvait une médiatrice, une avocate, et Philippe Rebot, le réalisateur du film L’Amour flou  , l’histoire de sa propre séparation avec Romane Bohringer, couplant récit personnel et fiction cinématographique.

D’emblée, Philippe Rebot a frappé fort en affirmant qu’il fallait se passer d’avocat pour bien divorcer. En effet, ce propos a retenu toute mon attention et me donne l’occasion de répondre à ce cliché qui a décidément la vie dure.

« Un divorce se passerait mieux lorsque les avocats ne s’en mêleraient pas. »

— Philippe Rebot, réalisateur de L’Amour flou, France Inter, août 2018

Il convient de rappeler d’abord que le divorce sans avocat est impossible en France,  l’assistance d’un avocat est obligatoire quelle que soit la procédure. Ce que Philippe Rebot voulait sans doute exprimer, c’est que certains divorces se dégradent à cause de l’intervention des conseils. Or, cette vision est profondément injuste et mérite une mise au point sérieuse.

L’avocat est mandaté par son client,  pas l’inverse

La vérité sur le rôle réel de l’avocat dans une procédure dé divorce

Il faut rappeler un principe fondamental : l’avocat est mandaté par son client. Autrement dit, lorsqu’un divorce devient conflictuel, c’est parce qu’un, ou les deux , époux l’ont décide ainsi, consciemment ou non. L’avocat ne fait que transmettre et mettre en forme les volontés de celui qui le mandaté.

Ainsi, lorsqu’un époux clame « c’est mon avocat qui le souhaite, pas moi », il s’agit souvent d’un mécanisme de protection bien humain. En effet, il est plus facile d’endosser les décisions difficiles en se cachant derrière son conseil, que d’assumer directement ses propres choix face a l’autre. Toutefois, la réalité est que le client majeur sans mesure de protection décide toujours de la stratégie,  l’avocat conseille, mais ne décide pas.

Ce que fait l’avocat

Il conseille, rédige les actes, calme les ardeurs, ramène à la raison. Contrairement aux idées reçues, la plupart des avocats cherchent à apaiser les situations et à trouver des solutions.

Ce que fait le client

Il décide de la stratégie, des demandes à formuler, des arguments à avancer. L’avocat ne peut aller au-delà des instructions qui lui sont données par son mandant.

La réalité du conflit

Quand un divorce est conflictuel, c’est parce que l’un des époux; ou les deux, n’est pas prêt a céder. Dans ce cas, l’avocat subit la tension autant qu’il la gère.

Nous sommes mandatées par nos clients, et lorsque ces derniers ne sont pas prêts a céder ou sont dans le conflit, il est difficile de maintenir un climat apaisé. Cela ne signifie pas pour autant que nous entretenons le conflit; bien au contraire. Nous avons du recul sur la situation et nous nous faisons en sorte de raisonner, de calmer et de rassurer nos clients, même dans les situations les plus tendues.

Médiation et divorce : une solution complémentaire

Quand la médiation familiale peut changer la donne

Aujourd’hui, la plupart des avocats sont formés à la médiation. Pour ma part, Me Sophie GAUCHEROT et moi-même avons suivi une formation approfondie et sommes médiatrices. Cette sensibilisation nous permet d’appréhender différemment chaque dossier et, notamment, d’orienter certains clients vers la médiation familiale comme forme de règlement amiable des litiges.

En particulier lorsque les époux ont du mal à dialoguer directement, la médiation familiale peut permettre de trouver une solution sur des points de désaccords. Notez bien que cette solution est trouvée par les époux eux-mêmes, avec l’aide neutre du médiateur , elle est dès lors bien mieux acceptée que lorsque la décision est imposée par un juge.

Les limites de la médiation

Toutefois, la médiation n’est pas la solution miracle à toutes les situations. Ainsi, certains contextes ne s’y prêtent pas :

Situations de violences conjugales
Conflits ancrés depuis de nombreuses annees
Déséquilibre fort de pouvoir entre les époux
Refus catégorique de l’un des époux de dialoguer

De même, un litige profondément enracine dans un conflit de longue date est rarement soluble par quelques séances de médiation. Dans ces cas, la voie judiciaire reste la plus adaptée, et l’avocat y joue un rôle de protection et d’équilibrage indispensable.

En conclusion : l’avocat est votre allié

Un divorce amiable commence par un dialogue clair avec votre avocat

N’ayez pas peur de l’avocat lorsque vous divorcez. Bien au contraire : si vous lui expliquez dès le départ que vous souhaitez un divorce amiable, il mettra tout en œuvre pour préserver ce climat. Votre avocat est votre conseiller, votre porte-parole et votre protecteur, pas votre instigateur de conflit.

Cependant, il faut etre honnête : votre avocat n’est pas « maître de l’adversaire ». Si l’autre époux est dans le conflit et mandate son avocat en ce sens, il sera difficile de maintenir seul un état d’esprit apaisé. Dans ce cas, la médiation peut constituer un tremplin vers une résolution constructive.

À retenir

1. L’avocat n’est pas responsable du caractère conflictuel d’un divorce, le client décide.

2. Dites clairement à votre avocat que vous souhaitez un divorce amiable; il adaptera sa stratégie.

3. La médiation familiale est une option complémentaire, particulièrement utile quand le dialogue est rompu.

4. Le divorce par consentement mutuel reste la voie la plus rapide, la moins conflictuelle et la moins chère, à condition que les deux époux soient d’accord.

Le film qui a inspire cette tribune

L’Amour flou de Romane Bohringer et Philippe Rebot — bande-annonce

L’Amour flou — Romane Bohringer & Philippe Rebot (2018)

À propos de l’auteure

Me Michèle BAUER & Me Sophie GAUCHEROT — Barreau de Bordeaux, promotion 2002-2003

Me Michèle BAUER

Avocate au Barreau de Bordeaux depuis 2003

Auteure de cette tribune, Me Michèle BAUER accompagne les couples bordelais dans leur divorce amiable depuis plus de 20 ans. Elle est également formée à la médiation familiale.

Michèle Bauer

Me Sophie GAUCHEROT

Avocate au Barreau de Bordeaux depuis 2003

Également formée à la médiation familiale, Me Sophie GAUCHEROT traite notamment les dossiers complexes impliquant des enfants mineurs ou un bien immobilier dans le cadre d’un divorce amiable à Bordeaux.

Sophie Gaucherot

Vous souhaitez un divorce amiable à Bordeaux ?

Me BAUER et Me GAUCHEROT étudient votre dossier et vous conseillent sur la meilleure strategie.

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Divorce judiciaire · Bordeaux & Gironde Divorcer sans accord du conjoint à Bordeaux : quelles solutions s’offrent à vous ? Votre conjoint refuse le divorce amiable ? Heureusement, il existe des solutions judiciaires adaptées à chaque situation. Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT, avocates inscrites au Barreau de Bordeaux (promotion 2002-2003), sont expertes en droit de la […]

Divorce judiciaire · Bordeaux & Gironde

Divorcer sans accord du conjoint à Bordeaux : quelles solutions s’offrent à vous ?

Votre conjoint refuse le divorce amiable ? Heureusement, il existe des solutions judiciaires adaptées à chaque situation.

Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT, avocates inscrites au Barreau de Bordeaux (promotion 2002-2003), sont expertes en droit de la famille. Depuis 2003, elles accompagnent aussi bien les divorces amiables que les procédures judiciaires contentieuses en Gironde.

Mis à jour le 9 mai 2026 · Catégories : Divorce, Avocat, Famille

Peut-on vraiment divorcer sans l’accord de son conjoint ?

Oui — mais uniquement via une procédure judiciaire

Le refus du conjoint bloque-t-il vraiment le divorce ?

Beaucoup de personnes souhaitent divorcer mais se heurtent au refus de leur conjoint. Pourtant, des solutions concrètes existent. La bonne nouvelle est claire : oui, il est possible de divorcer sans accord du conjoint, mais uniquement par voie judiciaire. En effet, le divorce par consentement mutuel exige l’accord des deux époux. Or, sans cet accord, deux procédures judiciaires s’offrent à vous.

Deux procédures judiciaires sont possibles

Les deux procédures possibles :

  • Divorce pour altération définitive du lien conjugal — séparation effective d’au moins 1 an, sans avoir à prouver de faute
  • Divorce pour faute — manquement grave d’un époux (violences, adultère, abandon), avec preuves à l’appui

L’avocat : un acteur indispensable dans toutes les procédures

Dans les deux cas, l’assistance d’un avocat spécialisé en divorce à Bordeaux est obligatoire et indispensable pour défendre efficacement vos droits.

Le divorce pour altération définitive du lien conjugal

La voie la plus courante quand le conjoint refuse le divorce

Cette procédure vous permet de divorcer sans l’accord de votre conjoint, à condition de prouver une séparation effective d’au moins un an au moment du jugement. Notez bien qu’aucune faute n’a besoin d’être établie — la séparation suffit.

Condition principale

Une séparation effective et continue d’au moins 1 an doit être démontrée au moment du jugement — résidences séparées, cessation de la vie commune.

Aucune faute à prouver

Contrairement au divorce pour faute, cette procédure ne nécessite pas d’établir de manquements graves. En conséquence, elle est souvent moins conflictuelle.

Délai estimé

Variable selon les juridictions et la complexité du dossier. En règle générale, comptez 12 à 24 mois de procédure, plus longtemps si des mesures provisoires sont contestées.

Attention toutefois : le divorce n’est pas automatique après un an de séparation. Il faut donc engager activement la procédure en deux étapes : premièrement, assigner en divorce en prouvant la séparation d’un an ; deuxièmement, déposer des conclusions au fond si des mesures provisoires ont été ordonnées.

Le divorce pour faute

Quand des manquements graves peuvent être prouvés

Le divorce pour faute est possible lorsque votre conjoint a commis des manquements graves et renouvelés aux devoirs et obligations du mariage. Parmi les motifs retenus par les tribunaux, on trouve notamment : les violences physiques ou psychologiques, l’adultère, l’abandon du domicile conjugal, ou encore les comportements addictifs graves. En conséquence, il est indispensable de bien documenter ces faits avec l’aide de votre avocat.

Points clés du divorce pour faute

  • Preuves à rassembler — constats d’huissier, témoignages, documents médicaux, SMS, mails. Votre avocat vous guide sur les éléments recevables.
  • Délais plus importants — en raison des preuves à rassembler et des débats judiciaires, ce type de divorce prend généralement plus de temps.
  • Impact financier significatif — la partie fautive peut se voir imposer des dommages et intérêts ainsi qu’une prestation compensatoire plus élevée.
  • Assistance juridique indispensable — votre avocat rédige les actes, rassemble les preuves et vous représente devant le Juge aux Affaires Familiales.

L’ordonnance sur les mesures provisoires

Des règles temporaires fixées par le juge dès le début de la procédure

Dès l’ouverture d’une procédure judiciaire de divorce, le Juge aux Affaires Familiales (JAF) fixe des mesures temporaires destinées à organiser la vie des époux et des enfants. Concrètement, ces mesures s’appliquent immédiatement et s’imposent aux deux parties. Voici les six principales dispositions :

Résidence séparée des époux
Pension alimentaire au titre du devoir de secours
Répartition du paiement des crédits en cours
Jouissance du domicile conjugal
Organisation de la résidence des enfants
Pension alimentaire pour les enfants

Délai d’appel et application immédiate des mesures

 Important

Vous disposez de 15 jours pour faire appel de cette ordonnance. Toutefois, l’appel n’interrompt pas l’application des mesures, elles restent en vigueur pendant l’examen de votre recours.

Questions fréquentes sur le divorce sans accord du conjoint

Mis à jour mai 2026

En règle générale, un divorce judiciaire dure entre 12 et 24 mois. À titre de comparaison, le divorce amiable dure en moyenne 1,5 à 3 mois seulement. Par ailleurs, le délai varie selon la complexité du dossier, les mesures provisoires contestées et les demandes de prestation compensatoire.

Avant tout, consultez immédiatement un avocat. Ainsi, il se constituera devant le Tribunal judiciaire pour vous représenter et protéger vos droits. En particulier, ne laissez pas passer les délais de réponse — ils sont impératifs et leur non-respect peut vous être préjudiciable.

En effet, certains pays ne reconnaissent pas le divorce par acte d’avocat, comme le Maroc. Dans cette situation, il faudra donc passer par un divorce judiciaire. Toutefois, vous pouvez divorcer amiablement devant le juge par une requête conjointe. Dans tous les cas, votre avocat vous orientera selon votre situation spécifique.

Questions sur les cas particuliers

Sachez que votre conjoint peut demander une prestation compensatoire même si vous êtes mariés sous le régime de la séparation de biens. En effet, cette prestation vise à compenser les disparités de niveau de vie entre les époux après le divorce — elle est indépendante du régime matrimonial.

Oui. Bonne nouvelle : votre conjoint peut changer d’avis à tout moment. Ainsi, même si une procédure judiciaire est engagée, les époux peuvent à tout moment se mettre d’accord et basculer vers un divorce par consentement mutuel, plus rapide et moins coûteux.

Rédigé par vos avocates

Me Michèle BAUER & Me Sophie GAUCHEROT — Barreau de Bordeaux, promotion 2002-2003

Me Michèle BAUER

Avocate au Barreau de Bordeaux depuis 2003

Forte de plus de 20 ans d’expérience en droit de la famille, Me Michèle BAUER accompagne aussi bien les divorces amiables que les procédures judiciaires contentieuses en Gironde.

Michèle Bauer

Me Sophie GAUCHEROT

Avocate au Barreau de Bordeaux depuis 2003

Également experte en droit de la famille, Me Sophie GAUCHEROT traite notamment les dossiers complexes impliquant des enfants mineurs, un bien immobilier ou une prestation compensatoire.

Sophie Gaucherot

Votre conjoint refuse le divorce ?
Parlons de votre situation.

Ainsi, Me BAUER et Me GAUCHEROT étudient votre dossier et vous conseillent sur la meilleure stratégie : divorce amiable ou procédure judiciaire.

Réponse sous 24h · Devis gratuit · 33 Cours Pasteur, 33000 Bordeaux
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FAQ · Divorce par consentement mutuel · Bordeaux Le divorce par consentement mutuel : foire aux questions Les réponses aux 11 questions que vous nous posez le plus souvent sur le divorce amiable à Bordeaux Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT, avocates au Barreau de Bordeaux (promotion 2002-2003), sont expertes en divorce amiable. Elles répondent […]

FAQ · Divorce par consentement mutuel · Bordeaux

Le divorce par consentement mutuel : foire aux questions

Les réponses aux 11 questions que vous nous posez le plus souvent sur le divorce amiable à Bordeaux

Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT, avocates au Barreau de Bordeaux (promotion 2002-2003), sont expertes en divorce amiable. Elles répondent ici aux questions les plus fréquentes sur le divorce par consentement mutuel à Bordeaux.

Par Me Michèle BAUER · Mis à jour le 09 mai 2026

Le divorce par consentement mutuel par acte d’avocat est aujourd’hui la procédure la plus demandée par les couples souhaitant divorcer à l’amiable. Pourtant, on le présente à tort comme simple et rapide. En réalité, chaque dossier est différent et une convention mal rédigée peut engendrer des difficultés bien après le divorce. C’est pourquoi nous répondons ici aux questions que vous nous posez le plus fréquemment.

1. Nous sommes d’accord sur tout. Peut-on prendre le même avocat pour économiser ?

Réponse : NON — deux avocats distincts sont obligatoires

Chaque époux doit avoir son propre avocat à ses côtés. Cette règle est absolue : en effet, sans juge pour contrôler l’équilibre de la convention, ce sont les deux avocats qui garantissent que chacun a librement et clairement consenti.

Par ailleurs, être « d’accord sur tout » ne signifie pas toujours avoir pensé à tout. Ainsi, les avocats vérifient notamment :

  • Où les enfants résideront habituellement et quel sera le montant de la pension alimentaire
  • Comment s’organise concrètement une résidence alternée (de quel jour à quel jour, semaine paire ou impaire…)
  • Le partage de l’épargne, des véhicules et de tout bien acquis durant le mariage — même si vous pensez n’avoir « rien à partager »

C’est pourquoi un dossier en apparence simple peut révéler des points à régler que les époux n’avaient pas anticipés.

2. Un ami a divorcé en moins d’un mois. Peut-on aller aussi vite ?

Réponse : le minimum légal est d’un peu plus d’un mois, mais dans les faits c’est souvent plus long

En théorie, la loi prévoit des délais incompressibles qui s’enchaînent ainsi : 15 jours de réflexion après réception du projet par courrier recommandé, puis 7 jours pour transmettre la convention signée au notaire, et enfin 15 jours pour que le notaire l’enregistre. Au total, on arrive donc à un peu plus d’un mois au minimum.

Dans les faits, cependant, ce délai ne comprend pas les négociations entre avocats, les rendez-vous à quatre, ni l’éventuelle attente d’un acte notarié de liquidation. Par exemple, si l’un des époux souhaite garder le bien immobilier en versant une soulte, ou s’il faut partager des parts sociales d’une société, le délai s’allonge sensiblement.

En pratique : comptez 1,5 à 3 mois pour un dossier sans bien immobilier. Ce divorce est un acte sur mesure, pas un formulaire standardisé rédigé à la va-vite. Divorcer est un acte aux conséquences importantes : il mérite une analyse précise, tant au niveau patrimonial qu’humain.

3. Peut-on divorcer par internet en remplissant des formulaires ?

Réponse : NON — la présence physique est obligatoire

Vous pouvez tout à fait obtenir un devis en ligne ou échanger des documents par e-mail. En revanche, la loi est formelle : les deux époux et leurs avocats doivent signer la convention en présence physique et simultanée des deux époux et de leurs deux avocats, sans substitution ni délégation possible.

Deux raisons expliquent cette exigence. Premièrement, elle prévient la fraude : un époux ne peut pas se faire passer pour l’autre en ligne. Deuxièmement, elle confère à l’acte un caractère solennel qui marque l’importance de cet engagement.

Méfiez-vous donc des sites qui promettent un « divorce 100 % en ligne » : ils ne respectent pas la réglementation en vigueur.

4. À quoi sert le notaire dans ce divorce ?

Réponse : il enregistre l’acte, il ne contrôle rien et vous n’avez pas à vous y rendre

Le notaire intervient uniquement pour vérifier la conformité formelle de la convention (dates, identités, actes d’état civil), puis pour la déposer au rang de ses minutes — ce qui lui confère force exécutoire et date certaine. Les avocats reçoivent ensuite une attestation de dépôt.

C’est ensuite l’un des avocats qui, grâce à cette attestation, demande la transcription du divorce sur l’acte de mariage des époux. La mairie du lieu de mariage se chargera quant à elle de la transcription sur les actes de naissance.

Vous n’avez donc pas à vous présenter à l’étude notariale. Les frais d’enregistrement s’élèvent à environ 49,44 € TTC à partager entre les deux époux.

5. J’ai lu que les enfants devaient remplir un formulaire pour nous autoriser à divorcer. Est-ce vrai ?

Réponse : ce n’est pas une autorisation, c’est un droit d’information

Les parents doivent informer tout enfant mineur jugé suffisamment mature de son droit à être entendu par un juge. Ses parents lui remettent un formulaire à cet effet : il n’autorise pas ses parents à divorcer. Il permet simplement à l’enfant d’indiquer s’il souhaite ou non exercer ce droit.

Si l’enfant demande à être entendu, le dossier bascule alors vers un divorce judiciaire devant le Juge aux Affaires Familiales. Dans le cas contraire, le divorce amiable se poursuit normalement.

6. Une amie m’a dit que nous devions avoir vendu la maison avant de divorcer. Est-ce exact ?

Réponse : oui, si vous êtes mariés sous le régime de la communauté

En effet, si vous êtes mariés sans contrat (régime de la communauté réduite aux acquêts) et que vous avez acheté un bien immobilier ensemble durant le mariage, vous devez avoir liquidé votre régime matrimonial avant de signer la convention de divorce.

Concrètement, trois solutions s’offrent à vous : vendre le bien et partager le produit de la vente, l’un rachète la part de l’autre (soulte), ou rester en indivision, cette dernière option est toutefois fortement déconseillée : même divorcés, vous resterez liés par le crédit et les charges, ce qui est source de difficultés à long terme.

7. On m’a parlé d’un droit de partage. De quoi s’agit-il et peut-on l’éviter ?

Réponse : c’est une taxe obligatoire de 1,10 % — on ne peut pas légalement y échapper

Le droit de partage est une taxe perçue par l’État lors de tout partage de biens entre époux divorcés. Cette taxe représente 1,10 % de l’actif net partagé. Aucun moyen légal n’existe pour y échapper dans le cadre d’un divorce par consentement mutuel : toute tentative de contournement constituerait une fraude fiscale dans laquelle aucun avocat ne s’engagera.

Notez cependant que ce droit ne s’applique qu’aux biens effectivement partagés. Ainsi, si vous n’avez pas de patrimoine commun à partager, il n’y aura pas de droit de partage.

8. Je suis de nationalité marocaine : mon avocat dit que je dois passer par le juge. Pourquoi ?

Réponse : prudence, ce divorce n’est pas reconnu comme jugement au Maroc

Le divorce par consentement mutuel par acte d’avocat n’est pas reconnu comme un jugement au Maroc. En conséquence, si vous divorcez de cette manière, les autorités marocaines risquent de ne pas transcrire votre divorce sur votre acte de naissance marocain, ce qui vous empêcherait de vous remarier au Maroc.

Une circulaire marocaine de février 2019 a envisagé la possibilité d’une transcription, mais ce texte n’a pas valeur de loi et son application reste incertaine.

Notre conseil : si vous êtes de nationalité marocaine, nous vous recommandons de passer par une procédure judiciaire, notamment via une requête conjointe déposée auprès du Juge aux Affaires Familiales. Cette procédure est tout aussi rapide et confère à votre divorce la valeur d’un jugement reconnu à l’étranger.

9. Nous ne sommes pas d’accord sur la prestation compensatoire. Peut-on quand même divorcer à l’amiable en laissant le juge trancher ce point ?

Réponse : NON, la convention doit régler toutes les conséquences du divorce

Le divorce par consentement mutuel exige un accord complet sur l’ensemble des conséquences, y compris la prestation compensatoire. Vous ne pouvez donc pas divorcer amiablement sur certains points et renvoyer les autres au juge.

Si vous ne parvenez pas à un accord sur ce point, il faudra alors envisager un autre type de procédure devant le Juge aux Affaires Familiales, qui tranchera. C’est pourquoi il est important que les avocats jouent pleinement leur rôle de négociateurs pour tenter de trouver un accord acceptable pour les deux parties.

10. Combien coûte un avocat pour ce divorce ?

Réponse : les honoraires dépendent de la complexité du dossier

Le cabinet fixe librement les honoraires selon la complexité du dossier, la situation patrimoniale des époux et la notoriété du cabinet. Méfiez-vous des tarifs affichés « à partir de 200 € » ou « 300 € » : ces annonces sont trompeuses, car les honoraires réels ne correspondent jamais à ces montants une fois le devis établi.

Chez GIE Avec Avocat (Me BAUER & Me GAUCHEROT) :

• Divorce simple (mariage court, sans enfant, sans bien) : à partir de 1 200 € HT par avocat

• Divorce avec enfants, patrimoine ou prestation compensatoire : honoraires sur devis gratuit

• Frais de dépôt notarial : environ 50.40 € TTC  (depuis 2025) au total (à partager entre les deux époux)

Si vos ressources sont limitées, pensez également à vérifier votre éligibilité à l’aide juridictionnelle ou à votre protection juridique, souvent incluse dans vos contrats d’assurance habitation ou auto.

11. Une fois la convention signée, puis-je revenir sur ce que j’ai accepté ?

Réponse : cela dépend des mesures concernées

Pour la résidence des enfants : si les modalités convenues ne fonctionnent plus, vous pouvez saisir le Juge aux Affaires Familiales pour en demander la modification, en invoquant et prouvant les raisons de ce changement.

Pour la prestation compensatoire : en revanche, une fois acceptée et enregistrée, vous ne pouvez plus la remettre en cause. C’est pourquoi il est essentiel de ne signer qu’après avoir pleinement mesuré vos engagements avec votre avocat.

Votre divorce par consentement mutuel commence ici

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Lundi au vendredi, 9h30–12h / 14h–17h

Rédigé par vos avocates

Me Michèle BAUER & Me Sophie GAUCHEROT — Barreau de Bordeaux, promotion 2002-2003

Me Michèle BAUER

Avocate au Barreau de Bordeaux depuis 2003

Auteure de cette FAQ, Me Michèle BAUER accompagne les couples bordelais dans leur divorce amiable depuis plus de 20 ans. Elle intervient à Bordeaux, Libourne, Arcachon et sur l’ensemble du Bassin d’Arcachon.

Michèle Bauer

Me Sophie GAUCHEROT

Avocate au Barreau de Bordeaux depuis 2003

Également spécialisée en droit de la famille, Me Sophie GAUCHEROT traite notamment les dossiers complexes impliquant des enfants mineurs, un bien immobilier ou une prestation compensatoire en divorce amiable à Bordeaux.

Sophie Gaucherot

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  Vous avez souvent entendu parler de l’autorité parentale, de son exercice au prononcé du divorce. Une petite foire aux questions sur l’autorité parentale: Qu’est-ce que l’autorité parentale ? Un enfant mineur doit être protégé par ses parents. Aussi, ces derniers ont des droits et des devoirs à l’égard de leur enfant: ils doivent veiller […]

 

Vous avez souvent entendu parler de l’autorité parentale, de son exercice au prononcé du divorce.

Une petite foire aux questions sur l’autorité parentale:

Qu’est-ce que l’autorité parentale ?

Un enfant mineur doit être protégé par ses parents. Aussi, ces derniers ont des droits et des devoirs à l’égard de leur enfant: ils doivent veiller sur l’enfant, à sa santé, à son éducation, à son patrimoine…

Exercer son autorité parentale, c’est jouer son rôle de parents et exercer ses droits et devoirs sur l’enfant commun.

Le Code civil définit l’autorité parentale à l’article 371:

L’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant.

Elle appartient aux parents jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne.

Les parents associent l’enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité.

Que devient l’exercice de l’autorité parentale lorsque l’on se sépare ou l’on que l’on divorce ?

Le plus souvent lorsque le divorce est amiable ou lorsque la séparation se passe bien, l’exercice de l’autorité parentale reste conjoint. Cela signifie que même si les parents sont divorcés ou séparés, ils devront tous les deux maintenir des relations avec l’enfant et exercer leur autorité parentale.

Dans le cadre des divorces plus conflictuels, il arrive très souvent que le juge aux affaires familiales rappelle à l’audience que l’exercice de l’autorité parentale conjoint signifie que le parent qui bénéficie de la résidence habituelle ( appelée dans le langage commun « la garde ») devra informer l’autre parent d’un changement d’école et devra obtenir son autorisation à ce changement, si une intervention médicale est prévue, le parent ne bénéficiant pas de la résidence devra être associé à cette décision importante relative à la santé de l’enfant.

Quand se termine l’exercice de l’autorité parentale ?

Il se termine à la majorité de l’enfant MAIS attention l’article 371-1 du Code civil dispose:

Chacun des parents contribue à l’entretien et à l’éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l’autre parent, ainsi que des besoins de l’enfant.

Cette obligation ne cesse pas de plein droit lorsque l’enfant est majeur.

Cet article concerne plus particulièrement la pension alimentaire, le versement de cette dernière ne cesse pas à la majorité de l’enfant, les parents devant contribuer à l’entretien et à l’éducation de leur enfant au-delà de la majorité.

Est-ce qu’un seul parent peut exercer l’autorité parentale, quelles sont les conditions pour que l’exercice s’exerce seulement par un seul parent ?

Il est possible de solliciter que l’exercice de l’autorité parentale ne soit exercé que par un seul parent, il s’agira de solliciter un exercice exclusif de l’autorité parentale. Ce mode d’exercice est très peu accordé par les juges aux affaires familiales, il pourra être ordonné que si l’intérêt de l’enfant l’exige.

L’exercice exclusif de l’autorité parentale est accordé par exemple lorsque les parents sont séparés depuis longtemps et que l’un des parents n’a plus vu l’enfant depuis des années et ne souhaite pas le voir.

Un rapport du Ministère de la Justice   a pu constater que dans le cadre de séparations de parents non mariés, seulement dans 6% des cas, un exercice exclusif de l’autorité parentale est accordé à la mère.

Le retrait de l’exercice de l’autorité parentale peut être sollicité, cependant ce retrait ne peut avoir lieu que pour des motifs graves. Il peut concerner un des parents ou les deux.Il est rarement prononcé.

Les articles 378 et suivants du Code civil précisent les cas où ce retrait peut être ordonné:

Article 378

Peuvent se voir retirer totalement l’autorité parentale par une décision expresse du jugement pénal les père et mère qui sont condamnés, soit comme auteurs, coauteurs ou complices d’un crime ou délit commis sur la personne de leur enfant, soit comme coauteurs ou complices d’un crime ou délit commis par leur enfant, soit comme auteurs, coauteurs ou complices d’un crime sur la personne de l’autre parent.

Ce retrait est applicable aux ascendants autres que les père et mère pour la part d’autorité parentale qui peut leur revenir sur leurs descendants.

Article 378-1

Peuvent se voir retirer totalement l’autorité parentale, en dehors de toute condamnation pénale, les père et mère qui, soit par de mauvais traitements, soit par une consommation habituelle et excessive de boissons alcooliques ou un usage de stupéfiants, soit par une inconduite notoire ou des comportements délictueux, soit par un défaut de soins ou un manque de direction, mettent manifestement en danger la sécurité, la santé ou la moralité de l’enfant.

Peuvent pareillement se voir retirer totalement l’autorité parentale, quand une mesure d’assistance éducative avait été prise à l’égard de l’enfant, les père et mère qui, pendant plus de deux ans, se sont volontairement abstenus d’exercer les droits et de remplir les devoirs que leur laissait l’article 375-7.

L’action en retrait total de l’autorité parentale est portée devant le tribunal de grande instance, soit par le ministère public, soit par un membre de la famille ou le tuteur de l’enfant.

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    Votre décision est prise: vous souhaitez divorcer, vous êtes d’accord sur le principe du divorce. Cependant, vous et votre époux ou épouse souhaitez rencontrer un avocat afin d’être conseillé sur les conséquences du divorce et particulièrement sur le montant de la pension alimentaire pour les enfants ( le montant que vous avez décidé est-il suffisant […]

    Votre décision est prise: vous souhaitez divorcer, vous êtes d’accord sur le principe du divorce.

    Cependant, vous et votre époux ou épouse souhaitez rencontrer un avocat afin d’être conseillé sur les conséquences du divorce et particulièrement sur le montant de la pension alimentaire pour les enfants ( le montant que vous avez décidé est-il suffisant ?), vous souhaitez aussi avoir l’avis de votre conseil sur la prestation compensatoire (est-elle nécessaire dans votre cas ?).

    Le rendez-vous est pris et vous vous interrogez, comment préparer au mieux cette consultation avec votre avocat.

    Quelques conseils:

    • n’hésitez pas à indiquer par écrit tout ce que vous avez décidé: quel mode de « garde » pour les enfants ? quel montant pour la pension alimentaire? Précisez vos doutes et vos questions que vous poserez à votre avocat lors de votre entretien.
    • apportez des pièces que votre conseil examinera: contrat de mariage, livret de famille, avis d’imposition, bulletin de paie (et particulièrement les trois derniers bulletins de paie et votre bulletin de paie du mois de décembre de l’année précédente), si vous avez rencontré un notaire et que ce dernier a rédigé un projet d’acte liquidatif du régime matrimonial n’oubliez pas cet acte.

    Il s’agira le jour du rendez-vous pour l’avocat de vérifier votre accord sur toutes les conséquences du divorce, il vous conseillera sur le montant de la pension alimentaire, vous dira si ce dernier est un montant conforme aux critères de la loi, la question de la prestation compensatoire sera abordée, notamment si une disparité de revenus existe entre vous et que vous êtes mariés depuis longtemps.

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      Lorsque nous recevons nos clients en rendez-vous pour un divorce par consentement mutuel ou non, certains ont quelques idées reçues. Ces dernières circulent parfois sur la toile, d’autres sont des légendes urbaines.

      Lorsque l’on divorce par consentement mutuel le divorce est rapide, en un mois c’est pliéFAUX, la procédure est simplifiée certes mais le délai est en aucun cas aussi court comme on peut le lire sur certains sites internet. A Bordeaux, par exemple,  le délai pour divorcer est entre 4 et 6 mois. Devant d’autre juridictions le délai peut être plus long ou plus court. Les juridictions sont souvent débordées et manque de personnel, de magistrats, ce qui peut expliquer des délais qui sont en moyenne situé plus souvent entre 4 et 9 mois qu’entre 1 et 3 mois. Même par consentement mutuel, vous ne serez pas divorcé en un mois. De plus, il arrive souvent qu’après avoir pris conseil auprès d’un avocat, vous discutiez ensemble sur le montant de la prestation compensatoire par exemple et que vous mettiez d’accord deux ou trois mois après le rendez-vous avec votre conseil. Ces négociations retardent le moment de « passer » devant le juge aux affaires familiales.

      Si je demande la « garde alternée« , je ne paierai pas de pension alimentaire: FAUX, le fait d’avoir mis en place une résidence en alternance ne vous dispense pas du règlement d’une pension alimentaire surtout lorsque vos revenus sont plus importants que ceux de votre époux ou épouse. Vous partagerez certes les charges du quotidien. Cependant, votre époux ou votre épouse qui bénéficie de plus faibles revenus ne pourra pas contribuer à la même hauteur à l’entretien et l’éducation de votre enfant, il est normal qu’en plus du partage des frais, vous versiez une pension alimentaire qui permettra à votre époux et épouse de gérer les dépenses importantes: échanges linguistiques, école privée, équitation…

      les enfants peuvent être entendus dès l’âge de 6 ans: FAUX, les enfants sont entendus lorsqu’ils sont considérés comme assez matures. Généralement, l’enfant a la possibilité avec un de ses parents d’aller consulter son propre avocat, qui le recevra seul et qui jugera de son degré de maturité pour être entendu. S’il estime que l’enfant n’est pas assez mature, il l’indiquera au parent qui l’a amené à son cabinet. Si au contraire, l’enfant est assez mature, il demandera son audition en écrivant au juge aux affaires familiales et en lui confirmant qu’il bénéficie d’une maturité suffisante. Souvent lorsque les enfants sont trop jeunes et pas assez matures, il arrive que ces derniers soient entendus par une assistante sociale lors d’une enquête sociale, parfois même par un psychologue si une expertise psychologique est ordonnée.

      – mon enfant est majeur, je ne dois plus lui payer une pension alimentaire: FAUX: Selon l’article 371-2 du Code civil: Chacun des parents contribue à l’entretien et à l’éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l’autre parent, ainsi que des besoins de l’enfant.

      Cette obligation ne cesse pas de plein droit lorsque l’enfant est majeur. Pour en savoir plus sur cette obligation, vous pouvez lire: Mon enfant est majeur, dois-je encore lui payer une pension alimentaire ?

      – l’infidélité n’est plus une faute: FAUX, l’infidélité reste une faute puisque la fidélité fait encore partie des devoirs du mariage.

      – la pension alimentaire au titre du devoir de secours que l’on verse durant la procédure de divorce se déduit à la fin sur  la prestation compensatoire: FAUX, le pension alimentaire au titre du devoir de secours est versée durant la procédure de divorce alors que les époux sont encore mariés et se doivent encore secours. La prestation compensatoire est quant à elle fixée eu égard entre autre à la disparité de revenus existant entre les deux époux et afin de palier cette disparité. Le fondement du versement de la pension alimentaire au titre du devoir de secours n’est pas le même que le fondement du versement de la prestation compensatoire au moment du divorce. Les pensions alimentaires versées durant la procédure de divorce ne se déduiront en aucun cas du montant de la prestation compensatoire.

      je suis marié sous le régime de la communauté, cependant, mon salaire c’est mon salaire, si j’achète une voiture durant le mariage avec mon salaire, c’est une voiture qui m’appartient que je n’ai pas besoin de partager: FAUX, les salaires sont des « communs », la voiture achetés avec vos salaires durant le mariage devient un bien commun qu’il conviendra de partager, il en aurait été autrement si vous l’aviez acheté avec de l’argent provenant d’une donation de vos parents par exemple.

      je suis marié sous le régime de la séparation de biens, mon époux ne pourra pas me réclamer de prestation compensatoire: FAUX, la séparation de biens ne préserve pas de la prestation compensatoire, ce régime matrimonial est soumis au régime primaire applicable à tous les régimes matrimoniaux, ce dernier prévoit le versement d’une prestation compensatoire quelque soit le régime matrimonial des époux.

      je suis passée à la première audience de tentative de conciliation, une ordonnance de non-conciliation a été prise, aucun procès verbal d’acceptation du divorce n’a été signé. Je peux m’installer avec mon amant car on est officiellement séparés: FAUX, si vous n’avez pas signé de procès-verbal d’acceptation du divorce, vous et votre époux, vous n’avez pas renoncé à choisir une procédure de divorce pour faute. Votre époux pourra invoquer votre infidélité au soutien d’un divorce pour faute et ceci même si vous êtes passée devant le juge et que vous êtes officiellement séparés. En effet, vous n’êtes pas encore divorcés, le devoir de fidélité subsiste.

      le juge aux affaires familiales est toujours une femme qui statue que dans l’intérêt des femmes: FAUX, le juge peut être un homme, c’est souvent une femme mais il est caricatural et même idiot de penser qu’une femme statue en faveur d’une femme car elle est femme.

      GIE Avec Avocat, Cabinets d’avocats de Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT. 

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