FAQ · Divorce par consentement mutuel · Bordeaux
Les réponses aux 11 questions que vous nous posez le plus souvent sur le divorce amiable à Bordeaux
Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT, avocates au Barreau de Bordeaux (promotion 2002-2003), sont expertes en divorce amiable. Elles répondent ici aux questions les plus fréquentes sur le divorce par consentement mutuel à Bordeaux.
Par Me Michèle BAUER · Mis à jour le 09 mai 2026
Le divorce par consentement mutuel par acte d’avocat est aujourd’hui la procédure la plus demandée par les couples souhaitant divorcer à l’amiable. Pourtant, on le présente à tort comme simple et rapide. En réalité, chaque dossier est différent et une convention mal rédigée peut engendrer des difficultés bien après le divorce. C’est pourquoi nous répondons ici aux questions que vous nous posez le plus fréquemment.
1. Nous sommes d’accord sur tout. Peut-on prendre le même avocat pour économiser ?
Réponse : NON — deux avocats distincts sont obligatoires
Chaque époux doit avoir son propre avocat à ses côtés. Cette règle est absolue : en effet, sans juge pour contrôler l’équilibre de la convention, ce sont les deux avocats qui garantissent que chacun a librement et clairement consenti.
Par ailleurs, être « d’accord sur tout » ne signifie pas toujours avoir pensé à tout. Ainsi, les avocats vérifient notamment :
- Où les enfants résideront habituellement et quel sera le montant de la pension alimentaire
- Comment s’organise concrètement une résidence alternée (de quel jour à quel jour, semaine paire ou impaire…)
- Le partage de l’épargne, des véhicules et de tout bien acquis durant le mariage — même si vous pensez n’avoir « rien à partager »
C’est pourquoi un dossier en apparence simple peut révéler des points à régler que les époux n’avaient pas anticipés.
2. Un ami a divorcé en moins d’un mois. Peut-on aller aussi vite ?
Réponse : le minimum légal est d’un peu plus d’un mois, mais dans les faits c’est souvent plus long
En théorie, la loi prévoit des délais incompressibles qui s’enchaînent ainsi : 15 jours de réflexion après réception du projet par courrier recommandé, puis 7 jours pour transmettre la convention signée au notaire, et enfin 15 jours pour que le notaire l’enregistre. Au total, on arrive donc à un peu plus d’un mois au minimum.
Dans les faits, cependant, ce délai ne comprend pas les négociations entre avocats, les rendez-vous à quatre, ni l’éventuelle attente d’un acte notarié de liquidation. Par exemple, si l’un des époux souhaite garder le bien immobilier en versant une soulte, ou s’il faut partager des parts sociales d’une société, le délai s’allonge sensiblement.
En pratique : comptez 1,5 à 3 mois pour un dossier sans bien immobilier. Ce divorce est un acte sur mesure, pas un formulaire standardisé rédigé à la va-vite. Divorcer est un acte aux conséquences importantes : il mérite une analyse précise, tant au niveau patrimonial qu’humain.
3. Peut-on divorcer par internet en remplissant des formulaires ?
Réponse : NON — la présence physique est obligatoire
Vous pouvez tout à fait obtenir un devis en ligne ou échanger des documents par e-mail. En revanche, la loi est formelle : les deux époux et leurs avocats doivent signer la convention en présence physique et simultanée des deux époux et de leurs deux avocats, sans substitution ni délégation possible.
Deux raisons expliquent cette exigence. Premièrement, elle prévient la fraude : un époux ne peut pas se faire passer pour l’autre en ligne. Deuxièmement, elle confère à l’acte un caractère solennel qui marque l’importance de cet engagement.
Méfiez-vous donc des sites qui promettent un « divorce 100 % en ligne » : ils ne respectent pas la réglementation en vigueur.
4. À quoi sert le notaire dans ce divorce ?
Réponse : il enregistre l’acte, il ne contrôle rien et vous n’avez pas à vous y rendre
Le notaire intervient uniquement pour vérifier la conformité formelle de la convention (dates, identités, actes d’état civil), puis pour la déposer au rang de ses minutes — ce qui lui confère force exécutoire et date certaine. Les avocats reçoivent ensuite une attestation de dépôt.
C’est ensuite l’un des avocats qui, grâce à cette attestation, demande la transcription du divorce sur l’acte de mariage des époux. La mairie du lieu de mariage se chargera quant à elle de la transcription sur les actes de naissance.
Vous n’avez donc pas à vous présenter à l’étude notariale. Les frais d’enregistrement s’élèvent à environ 49,44 € TTC à partager entre les deux époux.
5. J’ai lu que les enfants devaient remplir un formulaire pour nous autoriser à divorcer. Est-ce vrai ?
Réponse : ce n’est pas une autorisation, c’est un droit d’information
Les parents doivent informer tout enfant mineur jugé suffisamment mature de son droit à être entendu par un juge. Ses parents lui remettent un formulaire à cet effet : il n’autorise pas ses parents à divorcer. Il permet simplement à l’enfant d’indiquer s’il souhaite ou non exercer ce droit.
Si l’enfant demande à être entendu, le dossier bascule alors vers un divorce judiciaire devant le Juge aux Affaires Familiales. Dans le cas contraire, le divorce amiable se poursuit normalement.
6. Une amie m’a dit que nous devions avoir vendu la maison avant de divorcer. Est-ce exact ?
Réponse : oui, si vous êtes mariés sous le régime de la communauté
En effet, si vous êtes mariés sans contrat (régime de la communauté réduite aux acquêts) et que vous avez acheté un bien immobilier ensemble durant le mariage, vous devez avoir liquidé votre régime matrimonial avant de signer la convention de divorce.
Concrètement, trois solutions s’offrent à vous : vendre le bien et partager le produit de la vente, l’un rachète la part de l’autre (soulte), ou rester en indivision, cette dernière option est toutefois fortement déconseillée : même divorcés, vous resterez liés par le crédit et les charges, ce qui est source de difficultés à long terme.
7. On m’a parlé d’un droit de partage. De quoi s’agit-il et peut-on l’éviter ?
Réponse : c’est une taxe obligatoire de 1,10 % — on ne peut pas légalement y échapper
Le droit de partage est une taxe perçue par l’État lors de tout partage de biens entre époux divorcés. Cette taxe représente 1,10 % de l’actif net partagé. Aucun moyen légal n’existe pour y échapper dans le cadre d’un divorce par consentement mutuel : toute tentative de contournement constituerait une fraude fiscale dans laquelle aucun avocat ne s’engagera.
Notez cependant que ce droit ne s’applique qu’aux biens effectivement partagés. Ainsi, si vous n’avez pas de patrimoine commun à partager, il n’y aura pas de droit de partage.
8. Je suis de nationalité marocaine : mon avocat dit que je dois passer par le juge. Pourquoi ?
Réponse : prudence, ce divorce n’est pas reconnu comme jugement au Maroc
Le divorce par consentement mutuel par acte d’avocat n’est pas reconnu comme un jugement au Maroc. En conséquence, si vous divorcez de cette manière, les autorités marocaines risquent de ne pas transcrire votre divorce sur votre acte de naissance marocain, ce qui vous empêcherait de vous remarier au Maroc.
Une circulaire marocaine de février 2019 a envisagé la possibilité d’une transcription, mais ce texte n’a pas valeur de loi et son application reste incertaine.
Notre conseil : si vous êtes de nationalité marocaine, nous vous recommandons de passer par une procédure judiciaire, notamment via une requête conjointe déposée auprès du Juge aux Affaires Familiales. Cette procédure est tout aussi rapide et confère à votre divorce la valeur d’un jugement reconnu à l’étranger.
9. Nous ne sommes pas d’accord sur la prestation compensatoire. Peut-on quand même divorcer à l’amiable en laissant le juge trancher ce point ?
Réponse : NON, la convention doit régler toutes les conséquences du divorce
Le divorce par consentement mutuel exige un accord complet sur l’ensemble des conséquences, y compris la prestation compensatoire. Vous ne pouvez donc pas divorcer amiablement sur certains points et renvoyer les autres au juge.
Si vous ne parvenez pas à un accord sur ce point, il faudra alors envisager un autre type de procédure devant le Juge aux Affaires Familiales, qui tranchera. C’est pourquoi il est important que les avocats jouent pleinement leur rôle de négociateurs pour tenter de trouver un accord acceptable pour les deux parties.
10. Combien coûte un avocat pour ce divorce ?
Réponse : les honoraires dépendent de la complexité du dossier
Le cabinet fixe librement les honoraires selon la complexité du dossier, la situation patrimoniale des époux et la notoriété du cabinet. Méfiez-vous des tarifs affichés « à partir de 200 € » ou « 300 € » : ces annonces sont trompeuses, car les honoraires réels ne correspondent jamais à ces montants une fois le devis établi.
Chez GIE Avec Avocat (Me BAUER & Me GAUCHEROT) :
• Divorce simple (mariage court, sans enfant, sans bien) : à partir de 1 200 € HT par avocat
• Divorce avec enfants, patrimoine ou prestation compensatoire : honoraires sur devis gratuit
• Frais de dépôt notarial : environ 50.40 € TTC (depuis 2025) au total (à partager entre les deux époux)
Si vos ressources sont limitées, pensez également à vérifier votre éligibilité à l’aide juridictionnelle ou à votre protection juridique, souvent incluse dans vos contrats d’assurance habitation ou auto.
11. Une fois la convention signée, puis-je revenir sur ce que j’ai accepté ?
Réponse : cela dépend des mesures concernées
Pour la résidence des enfants : si les modalités convenues ne fonctionnent plus, vous pouvez saisir le Juge aux Affaires Familiales pour en demander la modification, en invoquant et prouvant les raisons de ce changement.
Pour la prestation compensatoire : en revanche, une fois acceptée et enregistrée, vous ne pouvez plus la remettre en cause. C’est pourquoi il est essentiel de ne signer qu’après avoir pleinement mesuré vos engagements avec votre avocat.
Votre divorce par consentement mutuel commence ici
Devis gratuit · Réponse sous 48h · À partir de 1 200 € HT
33 Cours Pasteur, 33000 Bordeaux — 07 80 81 59 64
Lundi au vendredi, 9h30–12h / 14h–17h
Rédigé par vos avocates
Me Michèle BAUER & Me Sophie GAUCHEROT — Barreau de Bordeaux, promotion 2002-2003
Me Michèle BAUER
Avocate au Barreau de Bordeaux depuis 2003
Auteure de cette FAQ, Me Michèle BAUER accompagne les couples bordelais dans leur divorce amiable depuis plus de 20 ans. Elle intervient à Bordeaux, Libourne, Arcachon et sur l’ensemble du Bassin d’Arcachon.
Michèle Bauer
Me Sophie GAUCHEROT
Avocate au Barreau de Bordeaux depuis 2003
Également spécialisée en droit de la famille, Me Sophie GAUCHEROT traite notamment les dossiers complexes impliquant des enfants mineurs, un bien immobilier ou une prestation compensatoire en divorce amiable à Bordeaux.
Sophie Gaucherot
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