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Tribune · Divorce & Médiation · Bordeaux Divorce : n’ayez pas peur de l’avocat ! L’avocat est-il vraiment responsable des divorces conflictuels ? Me Michèle BAUER, avocate au Barreau de Bordeaux, répond a ce cliché tenace. Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT, avocates inscrites au Barreau de Bordeaux (promotion 2002-2003), sont expertes en divorce amiable à […]

Tribune · Divorce & Médiation · Bordeaux

Divorce : n’ayez pas peur de l’avocat !

L’avocat est-il vraiment responsable des divorces conflictuels ? Me Michèle BAUER, avocate au Barreau de Bordeaux, répond a ce cliché tenace.

Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT, avocates inscrites au Barreau de Bordeaux (promotion 2002-2003), sont expertes en divorce amiable à Bordeaux. Elles sont également formées à la médiation familiale afin d’accompagner les couples vers un règlement apaisé de leur séparation.

Par Me Michèle BAUER · Publié le 20 août 2018 · Mis à jour mai 2026

Le point de départ : une émission de radio sur le divorce

France Inter, L’Amour flou et un cliché sur les avocats

Ce matin-là, j’écoutais une émission de France Inter consacrée à « réussir son divorce ». Parmi les invités, on trouvait une médiatrice, une avocate, et Philippe Rebot, le réalisateur du film L’Amour flou  , l’histoire de sa propre séparation avec Romane Bohringer, couplant récit personnel et fiction cinématographique.

D’emblée, Philippe Rebot a frappé fort en affirmant qu’il fallait se passer d’avocat pour bien divorcer. En effet, ce propos a retenu toute mon attention et me donne l’occasion de répondre à ce cliché qui a décidément la vie dure.

« Un divorce se passerait mieux lorsque les avocats ne s’en mêleraient pas. »

— Philippe Rebot, réalisateur de L’Amour flou, France Inter, août 2018

Il convient de rappeler d’abord que le divorce sans avocat est impossible en France,  l’assistance d’un avocat est obligatoire quelle que soit la procédure. Ce que Philippe Rebot voulait sans doute exprimer, c’est que certains divorces se dégradent à cause de l’intervention des conseils. Or, cette vision est profondément injuste et mérite une mise au point sérieuse.

L’avocat est mandaté par son client,  pas l’inverse

La vérité sur le rôle réel de l’avocat dans une procédure dé divorce

Il faut rappeler un principe fondamental : l’avocat est mandaté par son client. Autrement dit, lorsqu’un divorce devient conflictuel, c’est parce qu’un, ou les deux , époux l’ont décide ainsi, consciemment ou non. L’avocat ne fait que transmettre et mettre en forme les volontés de celui qui le mandaté.

Ainsi, lorsqu’un époux clame « c’est mon avocat qui le souhaite, pas moi », il s’agit souvent d’un mécanisme de protection bien humain. En effet, il est plus facile d’endosser les décisions difficiles en se cachant derrière son conseil, que d’assumer directement ses propres choix face a l’autre. Toutefois, la réalité est que le client majeur sans mesure de protection décide toujours de la stratégie,  l’avocat conseille, mais ne décide pas.

Ce que fait l’avocat

Il conseille, rédige les actes, calme les ardeurs, ramène à la raison. Contrairement aux idées reçues, la plupart des avocats cherchent à apaiser les situations et à trouver des solutions.

Ce que fait le client

Il décide de la stratégie, des demandes à formuler, des arguments à avancer. L’avocat ne peut aller au-delà des instructions qui lui sont données par son mandant.

La réalité du conflit

Quand un divorce est conflictuel, c’est parce que l’un des époux; ou les deux, n’est pas prêt a céder. Dans ce cas, l’avocat subit la tension autant qu’il la gère.

Nous sommes mandatées par nos clients, et lorsque ces derniers ne sont pas prêts a céder ou sont dans le conflit, il est difficile de maintenir un climat apaisé. Cela ne signifie pas pour autant que nous entretenons le conflit; bien au contraire. Nous avons du recul sur la situation et nous nous faisons en sorte de raisonner, de calmer et de rassurer nos clients, même dans les situations les plus tendues.

Médiation et divorce : une solution complémentaire

Quand la médiation familiale peut changer la donne

Aujourd’hui, la plupart des avocats sont formés à la médiation. Pour ma part, Me Sophie GAUCHEROT et moi-même avons suivi une formation approfondie et sommes médiatrices. Cette sensibilisation nous permet d’appréhender différemment chaque dossier et, notamment, d’orienter certains clients vers la médiation familiale comme forme de règlement amiable des litiges.

En particulier lorsque les époux ont du mal à dialoguer directement, la médiation familiale peut permettre de trouver une solution sur des points de désaccords. Notez bien que cette solution est trouvée par les époux eux-mêmes, avec l’aide neutre du médiateur , elle est dès lors bien mieux acceptée que lorsque la décision est imposée par un juge.

Les limites de la médiation

Toutefois, la médiation n’est pas la solution miracle à toutes les situations. Ainsi, certains contextes ne s’y prêtent pas :

Situations de violences conjugales
Conflits ancrés depuis de nombreuses annees
Déséquilibre fort de pouvoir entre les époux
Refus catégorique de l’un des époux de dialoguer

De même, un litige profondément enracine dans un conflit de longue date est rarement soluble par quelques séances de médiation. Dans ces cas, la voie judiciaire reste la plus adaptée, et l’avocat y joue un rôle de protection et d’équilibrage indispensable.

En conclusion : l’avocat est votre allié

Un divorce amiable commence par un dialogue clair avec votre avocat

N’ayez pas peur de l’avocat lorsque vous divorcez. Bien au contraire : si vous lui expliquez dès le départ que vous souhaitez un divorce amiable, il mettra tout en œuvre pour préserver ce climat. Votre avocat est votre conseiller, votre porte-parole et votre protecteur, pas votre instigateur de conflit.

Cependant, il faut etre honnête : votre avocat n’est pas « maître de l’adversaire ». Si l’autre époux est dans le conflit et mandate son avocat en ce sens, il sera difficile de maintenir seul un état d’esprit apaisé. Dans ce cas, la médiation peut constituer un tremplin vers une résolution constructive.

À retenir

1. L’avocat n’est pas responsable du caractère conflictuel d’un divorce, le client décide.

2. Dites clairement à votre avocat que vous souhaitez un divorce amiable; il adaptera sa stratégie.

3. La médiation familiale est une option complémentaire, particulièrement utile quand le dialogue est rompu.

4. Le divorce par consentement mutuel reste la voie la plus rapide, la moins conflictuelle et la moins chère, à condition que les deux époux soient d’accord.

Le film qui a inspire cette tribune

L’Amour flou de Romane Bohringer et Philippe Rebot — bande-annonce

L’Amour flou — Romane Bohringer & Philippe Rebot (2018)

À propos de l’auteure

Me Michèle BAUER & Me Sophie GAUCHEROT — Barreau de Bordeaux, promotion 2002-2003

Me Michèle BAUER

Avocate au Barreau de Bordeaux depuis 2003

Auteure de cette tribune, Me Michèle BAUER accompagne les couples bordelais dans leur divorce amiable depuis plus de 20 ans. Elle est également formée à la médiation familiale.

Michèle Bauer

Me Sophie GAUCHEROT

Avocate au Barreau de Bordeaux depuis 2003

Également formée à la médiation familiale, Me Sophie GAUCHEROT traite notamment les dossiers complexes impliquant des enfants mineurs ou un bien immobilier dans le cadre d’un divorce amiable à Bordeaux.

Sophie Gaucherot

Vous souhaitez un divorce amiable à Bordeaux ?

Me BAUER et Me GAUCHEROT étudient votre dossier et vous conseillent sur la meilleure strategie.

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Divorce judiciaire · Bordeaux & Gironde Divorcer sans accord du conjoint à Bordeaux : quelles solutions s’offrent à vous ? Votre conjoint refuse le divorce amiable ? Heureusement, il existe des solutions judiciaires adaptées à chaque situation. Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT, avocates inscrites au Barreau de Bordeaux (promotion 2002-2003), sont expertes en droit de la […]

Divorce judiciaire · Bordeaux & Gironde

Divorcer sans accord du conjoint à Bordeaux : quelles solutions s’offrent à vous ?

Votre conjoint refuse le divorce amiable ? Heureusement, il existe des solutions judiciaires adaptées à chaque situation.

Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT, avocates inscrites au Barreau de Bordeaux (promotion 2002-2003), sont expertes en droit de la famille. Depuis 2003, elles accompagnent aussi bien les divorces amiables que les procédures judiciaires contentieuses en Gironde.

Mis à jour le 9 mai 2026 · Catégories : Divorce, Avocat, Famille

Peut-on vraiment divorcer sans l’accord de son conjoint ?

Oui — mais uniquement via une procédure judiciaire

Le refus du conjoint bloque-t-il vraiment le divorce ?

Beaucoup de personnes souhaitent divorcer mais se heurtent au refus de leur conjoint. Pourtant, des solutions concrètes existent. La bonne nouvelle est claire : oui, il est possible de divorcer sans accord du conjoint, mais uniquement par voie judiciaire. En effet, le divorce par consentement mutuel exige l’accord des deux époux. Or, sans cet accord, deux procédures judiciaires s’offrent à vous.

Deux procédures judiciaires sont possibles

Les deux procédures possibles :

  • Divorce pour altération définitive du lien conjugal — séparation effective d’au moins 1 an, sans avoir à prouver de faute
  • Divorce pour faute — manquement grave d’un époux (violences, adultère, abandon), avec preuves à l’appui

L’avocat : un acteur indispensable dans toutes les procédures

Dans les deux cas, l’assistance d’un avocat spécialisé en divorce à Bordeaux est obligatoire et indispensable pour défendre efficacement vos droits.

Le divorce pour altération définitive du lien conjugal

La voie la plus courante quand le conjoint refuse le divorce

Cette procédure vous permet de divorcer sans l’accord de votre conjoint, à condition de prouver une séparation effective d’au moins un an au moment du jugement. Notez bien qu’aucune faute n’a besoin d’être établie — la séparation suffit.

Condition principale

Une séparation effective et continue d’au moins 1 an doit être démontrée au moment du jugement — résidences séparées, cessation de la vie commune.

Aucune faute à prouver

Contrairement au divorce pour faute, cette procédure ne nécessite pas d’établir de manquements graves. En conséquence, elle est souvent moins conflictuelle.

Délai estimé

Variable selon les juridictions et la complexité du dossier. En règle générale, comptez 12 à 24 mois de procédure, plus longtemps si des mesures provisoires sont contestées.

Attention toutefois : le divorce n’est pas automatique après un an de séparation. Il faut donc engager activement la procédure en deux étapes : premièrement, assigner en divorce en prouvant la séparation d’un an ; deuxièmement, déposer des conclusions au fond si des mesures provisoires ont été ordonnées.

Le divorce pour faute

Quand des manquements graves peuvent être prouvés

Le divorce pour faute est possible lorsque votre conjoint a commis des manquements graves et renouvelés aux devoirs et obligations du mariage. Parmi les motifs retenus par les tribunaux, on trouve notamment : les violences physiques ou psychologiques, l’adultère, l’abandon du domicile conjugal, ou encore les comportements addictifs graves. En conséquence, il est indispensable de bien documenter ces faits avec l’aide de votre avocat.

Points clés du divorce pour faute

  • Preuves à rassembler — constats d’huissier, témoignages, documents médicaux, SMS, mails. Votre avocat vous guide sur les éléments recevables.
  • Délais plus importants — en raison des preuves à rassembler et des débats judiciaires, ce type de divorce prend généralement plus de temps.
  • Impact financier significatif — la partie fautive peut se voir imposer des dommages et intérêts ainsi qu’une prestation compensatoire plus élevée.
  • Assistance juridique indispensable — votre avocat rédige les actes, rassemble les preuves et vous représente devant le Juge aux Affaires Familiales.

L’ordonnance sur les mesures provisoires

Des règles temporaires fixées par le juge dès le début de la procédure

Dès l’ouverture d’une procédure judiciaire de divorce, le Juge aux Affaires Familiales (JAF) fixe des mesures temporaires destinées à organiser la vie des époux et des enfants. Concrètement, ces mesures s’appliquent immédiatement et s’imposent aux deux parties. Voici les six principales dispositions :

Résidence séparée des époux
Pension alimentaire au titre du devoir de secours
Répartition du paiement des crédits en cours
Jouissance du domicile conjugal
Organisation de la résidence des enfants
Pension alimentaire pour les enfants

Délai d’appel et application immédiate des mesures

 Important

Vous disposez de 15 jours pour faire appel de cette ordonnance. Toutefois, l’appel n’interrompt pas l’application des mesures, elles restent en vigueur pendant l’examen de votre recours.

Questions fréquentes sur le divorce sans accord du conjoint

Mis à jour mai 2026

En règle générale, un divorce judiciaire dure entre 12 et 24 mois. À titre de comparaison, le divorce amiable dure en moyenne 1,5 à 3 mois seulement. Par ailleurs, le délai varie selon la complexité du dossier, les mesures provisoires contestées et les demandes de prestation compensatoire.

Avant tout, consultez immédiatement un avocat. Ainsi, il se constituera devant le Tribunal judiciaire pour vous représenter et protéger vos droits. En particulier, ne laissez pas passer les délais de réponse — ils sont impératifs et leur non-respect peut vous être préjudiciable.

En effet, certains pays ne reconnaissent pas le divorce par acte d’avocat, comme le Maroc. Dans cette situation, il faudra donc passer par un divorce judiciaire. Toutefois, vous pouvez divorcer amiablement devant le juge par une requête conjointe. Dans tous les cas, votre avocat vous orientera selon votre situation spécifique.

Questions sur les cas particuliers

Sachez que votre conjoint peut demander une prestation compensatoire même si vous êtes mariés sous le régime de la séparation de biens. En effet, cette prestation vise à compenser les disparités de niveau de vie entre les époux après le divorce — elle est indépendante du régime matrimonial.

Oui. Bonne nouvelle : votre conjoint peut changer d’avis à tout moment. Ainsi, même si une procédure judiciaire est engagée, les époux peuvent à tout moment se mettre d’accord et basculer vers un divorce par consentement mutuel, plus rapide et moins coûteux.

Rédigé par vos avocates

Me Michèle BAUER & Me Sophie GAUCHEROT — Barreau de Bordeaux, promotion 2002-2003

Me Michèle BAUER

Avocate au Barreau de Bordeaux depuis 2003

Forte de plus de 20 ans d’expérience en droit de la famille, Me Michèle BAUER accompagne aussi bien les divorces amiables que les procédures judiciaires contentieuses en Gironde.

Michèle Bauer

Me Sophie GAUCHEROT

Avocate au Barreau de Bordeaux depuis 2003

Également experte en droit de la famille, Me Sophie GAUCHEROT traite notamment les dossiers complexes impliquant des enfants mineurs, un bien immobilier ou une prestation compensatoire.

Sophie Gaucherot

Votre conjoint refuse le divorce ?
Parlons de votre situation.

Ainsi, Me BAUER et Me GAUCHEROT étudient votre dossier et vous conseillent sur la meilleure stratégie : divorce amiable ou procédure judiciaire.

Réponse sous 24h · Devis gratuit · 33 Cours Pasteur, 33000 Bordeaux
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FAQ · Divorce par consentement mutuel · Bordeaux Le divorce par consentement mutuel : foire aux questions Les réponses aux 11 questions que vous nous posez le plus souvent sur le divorce amiable à Bordeaux Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT, avocates au Barreau de Bordeaux (promotion 2002-2003), sont expertes en divorce amiable. Elles répondent […]

FAQ · Divorce par consentement mutuel · Bordeaux

Le divorce par consentement mutuel : foire aux questions

Les réponses aux 11 questions que vous nous posez le plus souvent sur le divorce amiable à Bordeaux

Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT, avocates au Barreau de Bordeaux (promotion 2002-2003), sont expertes en divorce amiable. Elles répondent ici aux questions les plus fréquentes sur le divorce par consentement mutuel à Bordeaux.

Par Me Michèle BAUER · Mis à jour le 09 mai 2026

Le divorce par consentement mutuel par acte d’avocat est aujourd’hui la procédure la plus demandée par les couples souhaitant divorcer à l’amiable. Pourtant, on le présente à tort comme simple et rapide. En réalité, chaque dossier est différent et une convention mal rédigée peut engendrer des difficultés bien après le divorce. C’est pourquoi nous répondons ici aux questions que vous nous posez le plus fréquemment.

1. Nous sommes d’accord sur tout. Peut-on prendre le même avocat pour économiser ?

Réponse : NON — deux avocats distincts sont obligatoires

Chaque époux doit avoir son propre avocat à ses côtés. Cette règle est absolue : en effet, sans juge pour contrôler l’équilibre de la convention, ce sont les deux avocats qui garantissent que chacun a librement et clairement consenti.

Par ailleurs, être « d’accord sur tout » ne signifie pas toujours avoir pensé à tout. Ainsi, les avocats vérifient notamment :

  • Où les enfants résideront habituellement et quel sera le montant de la pension alimentaire
  • Comment s’organise concrètement une résidence alternée (de quel jour à quel jour, semaine paire ou impaire…)
  • Le partage de l’épargne, des véhicules et de tout bien acquis durant le mariage — même si vous pensez n’avoir « rien à partager »

C’est pourquoi un dossier en apparence simple peut révéler des points à régler que les époux n’avaient pas anticipés.

2. Un ami a divorcé en moins d’un mois. Peut-on aller aussi vite ?

Réponse : le minimum légal est d’un peu plus d’un mois, mais dans les faits c’est souvent plus long

En théorie, la loi prévoit des délais incompressibles qui s’enchaînent ainsi : 15 jours de réflexion après réception du projet par courrier recommandé, puis 7 jours pour transmettre la convention signée au notaire, et enfin 15 jours pour que le notaire l’enregistre. Au total, on arrive donc à un peu plus d’un mois au minimum.

Dans les faits, cependant, ce délai ne comprend pas les négociations entre avocats, les rendez-vous à quatre, ni l’éventuelle attente d’un acte notarié de liquidation. Par exemple, si l’un des époux souhaite garder le bien immobilier en versant une soulte, ou s’il faut partager des parts sociales d’une société, le délai s’allonge sensiblement.

En pratique : comptez 1,5 à 3 mois pour un dossier sans bien immobilier. Ce divorce est un acte sur mesure, pas un formulaire standardisé rédigé à la va-vite. Divorcer est un acte aux conséquences importantes : il mérite une analyse précise, tant au niveau patrimonial qu’humain.

3. Peut-on divorcer par internet en remplissant des formulaires ?

Réponse : NON — la présence physique est obligatoire

Vous pouvez tout à fait obtenir un devis en ligne ou échanger des documents par e-mail. En revanche, la loi est formelle : les deux époux et leurs avocats doivent signer la convention en présence physique et simultanée des deux époux et de leurs deux avocats, sans substitution ni délégation possible.

Deux raisons expliquent cette exigence. Premièrement, elle prévient la fraude : un époux ne peut pas se faire passer pour l’autre en ligne. Deuxièmement, elle confère à l’acte un caractère solennel qui marque l’importance de cet engagement.

Méfiez-vous donc des sites qui promettent un « divorce 100 % en ligne » : ils ne respectent pas la réglementation en vigueur.

4. À quoi sert le notaire dans ce divorce ?

Réponse : il enregistre l’acte, il ne contrôle rien et vous n’avez pas à vous y rendre

Le notaire intervient uniquement pour vérifier la conformité formelle de la convention (dates, identités, actes d’état civil), puis pour la déposer au rang de ses minutes — ce qui lui confère force exécutoire et date certaine. Les avocats reçoivent ensuite une attestation de dépôt.

C’est ensuite l’un des avocats qui, grâce à cette attestation, demande la transcription du divorce sur l’acte de mariage des époux. La mairie du lieu de mariage se chargera quant à elle de la transcription sur les actes de naissance.

Vous n’avez donc pas à vous présenter à l’étude notariale. Les frais d’enregistrement s’élèvent à environ 49,44 € TTC à partager entre les deux époux.

5. J’ai lu que les enfants devaient remplir un formulaire pour nous autoriser à divorcer. Est-ce vrai ?

Réponse : ce n’est pas une autorisation, c’est un droit d’information

Les parents doivent informer tout enfant mineur jugé suffisamment mature de son droit à être entendu par un juge. Ses parents lui remettent un formulaire à cet effet : il n’autorise pas ses parents à divorcer. Il permet simplement à l’enfant d’indiquer s’il souhaite ou non exercer ce droit.

Si l’enfant demande à être entendu, le dossier bascule alors vers un divorce judiciaire devant le Juge aux Affaires Familiales. Dans le cas contraire, le divorce amiable se poursuit normalement.

6. Une amie m’a dit que nous devions avoir vendu la maison avant de divorcer. Est-ce exact ?

Réponse : oui, si vous êtes mariés sous le régime de la communauté

En effet, si vous êtes mariés sans contrat (régime de la communauté réduite aux acquêts) et que vous avez acheté un bien immobilier ensemble durant le mariage, vous devez avoir liquidé votre régime matrimonial avant de signer la convention de divorce.

Concrètement, trois solutions s’offrent à vous : vendre le bien et partager le produit de la vente, l’un rachète la part de l’autre (soulte), ou rester en indivision, cette dernière option est toutefois fortement déconseillée : même divorcés, vous resterez liés par le crédit et les charges, ce qui est source de difficultés à long terme.

7. On m’a parlé d’un droit de partage. De quoi s’agit-il et peut-on l’éviter ?

Réponse : c’est une taxe obligatoire de 1,10 % — on ne peut pas légalement y échapper

Le droit de partage est une taxe perçue par l’État lors de tout partage de biens entre époux divorcés. Cette taxe représente 1,10 % de l’actif net partagé. Aucun moyen légal n’existe pour y échapper dans le cadre d’un divorce par consentement mutuel : toute tentative de contournement constituerait une fraude fiscale dans laquelle aucun avocat ne s’engagera.

Notez cependant que ce droit ne s’applique qu’aux biens effectivement partagés. Ainsi, si vous n’avez pas de patrimoine commun à partager, il n’y aura pas de droit de partage.

8. Je suis de nationalité marocaine : mon avocat dit que je dois passer par le juge. Pourquoi ?

Réponse : prudence, ce divorce n’est pas reconnu comme jugement au Maroc

Le divorce par consentement mutuel par acte d’avocat n’est pas reconnu comme un jugement au Maroc. En conséquence, si vous divorcez de cette manière, les autorités marocaines risquent de ne pas transcrire votre divorce sur votre acte de naissance marocain, ce qui vous empêcherait de vous remarier au Maroc.

Une circulaire marocaine de février 2019 a envisagé la possibilité d’une transcription, mais ce texte n’a pas valeur de loi et son application reste incertaine.

Notre conseil : si vous êtes de nationalité marocaine, nous vous recommandons de passer par une procédure judiciaire, notamment via une requête conjointe déposée auprès du Juge aux Affaires Familiales. Cette procédure est tout aussi rapide et confère à votre divorce la valeur d’un jugement reconnu à l’étranger.

9. Nous ne sommes pas d’accord sur la prestation compensatoire. Peut-on quand même divorcer à l’amiable en laissant le juge trancher ce point ?

Réponse : NON, la convention doit régler toutes les conséquences du divorce

Le divorce par consentement mutuel exige un accord complet sur l’ensemble des conséquences, y compris la prestation compensatoire. Vous ne pouvez donc pas divorcer amiablement sur certains points et renvoyer les autres au juge.

Si vous ne parvenez pas à un accord sur ce point, il faudra alors envisager un autre type de procédure devant le Juge aux Affaires Familiales, qui tranchera. C’est pourquoi il est important que les avocats jouent pleinement leur rôle de négociateurs pour tenter de trouver un accord acceptable pour les deux parties.

10. Combien coûte un avocat pour ce divorce ?

Réponse : les honoraires dépendent de la complexité du dossier

Le cabinet fixe librement les honoraires selon la complexité du dossier, la situation patrimoniale des époux et la notoriété du cabinet. Méfiez-vous des tarifs affichés « à partir de 200 € » ou « 300 € » : ces annonces sont trompeuses, car les honoraires réels ne correspondent jamais à ces montants une fois le devis établi.

Chez GIE Avec Avocat (Me BAUER & Me GAUCHEROT) :

• Divorce simple (mariage court, sans enfant, sans bien) : à partir de 1 200 € HT par avocat

• Divorce avec enfants, patrimoine ou prestation compensatoire : honoraires sur devis gratuit

• Frais de dépôt notarial : environ 50.40 € TTC  (depuis 2025) au total (à partager entre les deux époux)

Si vos ressources sont limitées, pensez également à vérifier votre éligibilité à l’aide juridictionnelle ou à votre protection juridique, souvent incluse dans vos contrats d’assurance habitation ou auto.

11. Une fois la convention signée, puis-je revenir sur ce que j’ai accepté ?

Réponse : cela dépend des mesures concernées

Pour la résidence des enfants : si les modalités convenues ne fonctionnent plus, vous pouvez saisir le Juge aux Affaires Familiales pour en demander la modification, en invoquant et prouvant les raisons de ce changement.

Pour la prestation compensatoire : en revanche, une fois acceptée et enregistrée, vous ne pouvez plus la remettre en cause. C’est pourquoi il est essentiel de ne signer qu’après avoir pleinement mesuré vos engagements avec votre avocat.

Votre divorce par consentement mutuel commence ici

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Lundi au vendredi, 9h30–12h / 14h–17h

Rédigé par vos avocates

Me Michèle BAUER & Me Sophie GAUCHEROT — Barreau de Bordeaux, promotion 2002-2003

Me Michèle BAUER

Avocate au Barreau de Bordeaux depuis 2003

Auteure de cette FAQ, Me Michèle BAUER accompagne les couples bordelais dans leur divorce amiable depuis plus de 20 ans. Elle intervient à Bordeaux, Libourne, Arcachon et sur l’ensemble du Bassin d’Arcachon.

Michèle Bauer

Me Sophie GAUCHEROT

Avocate au Barreau de Bordeaux depuis 2003

Également spécialisée en droit de la famille, Me Sophie GAUCHEROT traite notamment les dossiers complexes impliquant des enfants mineurs, un bien immobilier ou une prestation compensatoire en divorce amiable à Bordeaux.

Sophie Gaucherot

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Presse · Interview · Septembre 2016 Quand divorcer commence sur Internet : Me Bauer et Me Gaucherot dans le Sud Ouest Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT, avocates au Barreau de Bordeaux spécialisées en divorce amiable à Bordeaux, répondent aux questions de Jean-Pierre Tamisier. Dès 2016, Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT, inscrites au […]

Presse · Interview · Septembre 2016

Quand divorcer commence sur Internet : Me Bauer et Me Gaucherot dans le Sud Ouest

Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT, avocates au Barreau de Bordeaux spécialisées en divorce amiable à Bordeaux, répondent aux questions de Jean-Pierre Tamisier.

Dès 2016, Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT, inscrites au Barreau de Bordeaux (promotion 2002-2003), sont expertes en divorce par consentement mutuel en ligne et pionnières de la transparence tarifaire en droit de la famille.

Publié le 19 septembre 2016 · Mis à jour mai 2026 · Catégories : Actualités, Avocat, Divorce, Famille

Une interview sur le divorce amiable en ligne à Bordeaux

Extrait de l’article paru dans le journal Sud Ouest le 19 septembre 2016

Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT ont été interrogées par Jean-Pierre Tamisier du journal Sud Ouest sur leur site dédié au divorce amiable à Bordeaux. En effet, dès 2016, elles proposaient une procédure de divorce par consentement mutuel entièrement accessible en ligne, avec des honoraires transparents — une démarche pionnière à l’époque.

Ainsi, cet entretien est un témoignage précieux sur la naissance du cabinet et sur leur conviction que l’accès au droit doit être simple, clair et transparent pour tous. Pour lire l’intégralité de l’article, rendez-vous directement sur le site du journal : Quand divorcer commence sur internet — Sud Ouest.

Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT, avocates au Barreau de Bordeaux, 33 Cours Pasteur — © Thierry David / Sud Ouest

Me Michèle BAUER & Me Sophie GAUCHEROT
33 Cours Pasteur, Bordeaux — Septembre 2016
© Thierry David / Sud Ouest

L’interview complète

Questions de Jean-Pierre Tamisier · jp.tamisier@sudouest.fr

Sud Ouest
Entretien · Presse écrite · 19 septembre 2016

Extrait de l’entretien — l’intégralité est à lire sur sudouest.fr.

La naissance du site Avec Avocat

« Sud Ouest » : Comment est venue l’idée de votre site Internet ?

Michèle Bauer : Je suis très attentive à tout ce qui touche à la communication numérique et aux réseaux sociaux. En effet, j’ai observé que des start-up se sont lancées dans la proposition de divorce sur Internet. Or, des gens sont venus nous voir par la suite, très mécontents de ces services. Ils regrettaient de n’avoir eu contact avec un avocat qu’au moment de l’audience de divorce.

Transparence tarifaire : une priorité dès le départ

Pourquoi avez-vous choisi de donner des tarifs ?

Michèle Bauer : Nous avons voulu être transparentes sur les tarifs. Ainsi, pour les prestations simples — divorce à l’amiable sans biens et sans enfants — la prestation est proposée à partir de 431,50 € par époux. Il en coûte 1 213 € avec enfants.

Sophie Gaucherot : S’il y a des biens mobiliers ou autres, en revanche, nous ne donnons pas de tarif fixe sur le site. Nous proposons alors de remplir un formulaire. En retour, nous adressons un devis personnalisé, calculé sur la base des renseignements qui nous auront été donnés.

Michèle Bauer : Si la personne n’est pas intéressée, il lui est ainsi plus facile de ne pas donner suite. Nous aussi, nous sommes plus libres. Nous donnons un tarif clair que la personne accepte ou n’accepte pas.

« Il vaut mieux s’adresser à un avocat plutôt que de se faire arnaquer par un braconnier du droit. »

— Michèle Bauer, avocate au Barreau de Bordeaux

Ce qui a changé depuis 2016

La réforme de janvier 2017 a confirmé et amplifié l’approche pionnière du cabinet

Réforme du 1er janvier 2017

Depuis cette date, le divorce par consentement mutuel ne passe plus devant le juge. La convention est déposée directement chez un notaire — exactement ce que défendait le cabinet dès 2016.

Plus de 500 divorces accompagnés

En outre, depuis 2003, Me BAUER et Me GAUCHEROT ont accompagné plus de 500 couples bordelais dans leur divorce amiable à Bordeaux. La transparence tarifaire reste au cœur de leur démarche.

Honoraires à partir de 1 200 € HT

Les tarifs ont évolué avec la réforme. Aujourd’hui, le divorce amiable à Bordeaux est proposé à partir de 1 200 € HT par époux. Un devis gratuit est toujours remis avant tout engagement.

Les avocates interviewées

Me Michèle BAUER & Me Sophie GAUCHEROT — Barreau de Bordeaux, promotion 2002-2003

Me Michèle BAUER

Avocate au Barreau de Bordeaux depuis 2003

Forte de plus de 20 ans d’expérience en droit de la famille, Me Michèle BAUER accompagne les couples bordelais dans leur divorce par consentement mutuel avec rigueur et bienveillance.

Michèle Bauer

Me Sophie GAUCHEROT

Avocate au Barreau de Bordeaux depuis 2003

Également experte en droit de la famille, Me Sophie GAUCHEROT traite notamment les dossiers complexes impliquant des enfants mineurs ou un bien immobilier dans le cadre d’un divorce amiable.

Sophie Gaucherot

Vous souhaitez divorcer à l’amiable à Bordeaux ?

Me BAUER et Me GAUCHEROT vous répondent sous 48 h. Devis gratuit, sans engagement.
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Commencer votre divorce amiable — Devis gratuit

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Les députés ont voté le 19 Mai 2016, le principe d’un divorce par consentement mutuel sans juge.

Ce nouveau divorce a été proposé par le gouvernement et par un amendement qui s’est voulu discret mais qui n’est pas passé inaperçu.

L’amendement du 30 avril 2016 aurait pour but de simplifier et de pacifier les procédures de divorces par consentement mutuel.

La disparition du juge garant de la partie la plus faible et cette privatisation de la justice a été critiquée:

Malgré la levée de boucliers d’une majorité d’acteurs de la procédure de divorce amiable, le divorce par consentement mutuel a été adopté par l’Assemblée Nationale.

Cependant, le texte définitif n’est pas encore adopté.

En effet, l’assemblée nationale a voté l’amendement mais la loi sur la justice du XXIème siècle dans laquelle ce divorce par consentement mutuel sans juge figure n’a pas encore été discutée et votée dans sa version définitive, une commission mixte Assemblée Nationale et Sénat doit se réunir afin d’arrêter un texte définitif. Si aucun accord sur un texte n’est possible, un nouveau débat aura lieu en session extraordinaire de l’Assemblée Nationale en juillet 2016.

Aussi, l’analyse ci-dessous de l’amendement porte sur l’amendement du 30 avril 2016 voté le 19 Mai 2016.

Il est certain que l’Assemblée Nationale adoptera sans aucun doute des modifications.

Un autre billet sera publié pour vous expliquer les modalités de ce divorce par consentement mutuel sans juge mais avec avocats et notaire.

Sachez que pour l’instant, à ce jour, le divorce par consentement mutuel sans juge n’est pas encore en vigueur.

Très certainement qu’il sera inséré dans la loi des dispositions transitoires et une date d’entrée en vigueur de ce nouveau divorce.

Que prévoit l’amendement, qu’est ce qui change ?

Quel sera le coût de ce divorce par consentement sans juge avec deux avocats et un notaire ?

Est-ce que ce divorce sera plus rapide ?

Ce billet pour répondre à vos interrogations.

Que prévoit l’amendement du divorce par consentement mutuel sans juge ?

L’amendement du 30 avril 2016 propose une modification l’article 229 du Code civil.

Un nouvel alinéa est ajouté: Les époux peuvent consentir mutuellement à leur divorce par acte sous signature privée contresigné par avocats, déposé au rang des minutes d’un notaire.

L’amendement introduit une nouvelle forme de divorce par consentement mutuel. Dans l’exposé des motifs, il est précisé:  » Cette nouvelle catégorie de divorce a vocation à s’ajouter aux cas actuels de divorce, et à se substituer à la majorité des cas de divorce par consentement mutuel. »

Ce divorce par consentement amiable sans juge sera matérialisé par une convention de divorce négociée par les avocats et qui prendra la forme d’un acte d’avocat.

Une fois négociée et rédigée par les avocats, cette convention sera enregistrée au rang des minutes d’un notaire.

Les époux bénéficieront d’un délai de réflexion ou rétractation de 15 jours.

En effet, il est prévu à l’article 229?4. – L’avocat adresse par lettre recommandée avec avis de réception à l’époux qu’il assiste, un projet de convention, qui ne peut être signé, à peine de nullité, avant l’expiration d’un délai de réflexion d’une durée de quinze jours à compter de la réception.

Cette forme de divorce ne pourra être choisie par les parents, si leur enfant a demandé à être entendu par le juge après avoir été informé de cette possibilité par ses parents…

Quel sera le coût de ce nouveau divorce par consentement mutuel sans juge avec avocats et notaire ?

Ce nouveau divorce par consentement mutuel exige que deux avocats interviennent.

En effet, la suppression du juge pour contrôler l’équilibre de la convention entraîne la suppression de la possibilité pour les époux de se faire assister par le même avocat.

Il est primordial que deux avocats interviennent pour garantir les intérêts de chacun.

Aussi, cette disparition du juge pour ce type de divorce obligera les époux à régler deux avocats qui négocieront le meilleur accord.

A ces honoraires des avocats s’ajoutera 50 euros de droit d’enregistrement pour le notaire.

Ce divorce ne sera pas plus économique pour les époux comme essaie de la faire croire l’amendement en indiquant : « Le coût de ce divorce se veut maîtrisé ».

Le divorce par consentement mutuel sans juge et avec avocats et notaire, un divorce plus rapide ?

Vous l’avez sans doute lu, avec ce divorce sans juge avec avocats et notaire, vous pourrez divorcer en 15 jours !

C’est FAUX.

Annoncer ces délais c’est méconnaître totalement ce qu’est un divorce par consentement mutuel.

Si vous n’avez pas de biens communs, pas d’enfants et peu d’années de mariage peut-être que vous pourrez divorcer rapidement.

En revanche, si vous avez des biens à partager, les modalités de résidence des enfants à déterminer, une prestation compensatoire à négocier, le délai de 15 jours parait totalement fantaisiste.

En effet, très souvent lorsque vous venez nous consulter, vous n’êtes pas forcément d’accord sur toutes les conséquences du divorce, vous êtes simplement d’accord pour divorcer.

Il s’agit alors pour l’avocat de prendre contact avec son Confrère, conseil de l’autre époux pour s’accorder sur les conséquences du divorce.

Cela peut prendre du temps.

Aussi, ce serait mentir que de vous promettre un divorce en 15 jours.

15 jours est le délai qui se passera entre la proposition de la convention de divorce (l’acte d’avocat) et la signature de la convention par les époux avant enregistrement auprès du notaire.

Il est impossible d’évaluer le temps de la négociation.

De plus, nous ne savons pas si le notaire recevra les époux. S’il faut prendre rendez-vous, il est impossible de savoir quel seront les délais de réception.

Vous l’avez compris, il n’est pas certain que cette nouvelle procédure sera plus rapide que la procédure judiciaire. A Bordeaux, les délais pour obtenir une date sont de 1 à 3 mois (entre le dépôt de la convention et la date d’audience, ce délai ne comprend pas le temps des négociations).

Conclusion

Ce nouveau divorce par consentement mutuel sans juge avec avocats et notaire n’est pas encore en vigueur.

Il convient d’attendre la version finale de la loi qui sans aucun doute sera revue et corrigée au mois de juillet.

On peut légitimement douter de la constitutionnalité de certaines dispositions de ce nouveau divorce, celles relatives aux enfants notamment.

De plus, se pose des questions relatives à la force exécutoire de l’acte du notaire à l’étranger.

Parions et espérons que ce divorce amiable sans juge sera réservé aux seuls divorces simples sans bien et sans enfant.

En tout état de cause, retenez que pour l’instant ce divorce n’est pas en vigueur, si vous souhaitez divorcer par consentement mutuel vous devrez encore passer devant un juge et vous pourrez encore divorcer en choisissant le même avocat et sans régler 50 euros.

La justice est gratuite contrairement à l’enregistrement d’un acte d’avocat auprès d’un notaire.

Vous l’avez compris aussi, cette nouvelle forme de divorce a pour but réel non affiché de désengorger les Tribunaux et de permettre à la Justice d’effectuer des économies mais à la seule justice car les futurs divorcés ne paieront pas leur divorce moins cher.

Pour notre part, nous attendons la version définitive de la loi pour pouvoir vous proposer comme aujourd’hui des honoraires raisonnables, forfaitaires pour des divorces simples par consentement mutuel.

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Vous souhaitez divorcer à l’amiable, par consentement et vous vous posez des questions sur la procédure, une petite Foire Aux Questions destinée à répondre à vos principales interrogations.

AVERTISSEMENT cet article a été publié avant la réforme importante sur le divorce par consentement mutuel entrée en vigueur le 1er janvier 2017. Désormais, le divorce par consentement mutuel n’est plus judiciaire, chaque époux doit être assisté par son avocat, cette forme de divorce étant formalisée par un acte d’avocat enregistré par un notaire.

Pour en savoir plus sur ce nouveau divorce par consentement mutuel: vous pouvez lire notre article: le divorce amiable sans juge en 8 questions.

Mon époux m'a trompé, je suis terriblement affectée, peut-il me forcer à divorcer à l'amiable ?

Non, le divorce à l’amiable par définition est un divorce qui n’est pas conflictuel, il est appelé également divorce par consentement mutuel. Il est nécessaire que vous consentiez au divorce pour que ce dernier soit prononcé. Votre époux ne peut vous forcer à accepter un divorce amiable surtout dans les circonstances que vous décrivez. Si vous ne souhaitez pas divorcer selon les conditions de votre époux, il faudra le laisser engager la procédure ou l’engager. Cette procédure ne sera pas amiable et la requête ne sera pas conjointe.

Mon épouse et moi-même souhaitons divorcer à l'amiable, pouvons-nous nous adresser au même avocat ou doit-on prendre deux avocats différents ?

Si vous êtes d’accord sur toutes les conséquences du divorce, vous pouvez vous adresser au même avocat qui rédigera tous les actes et qui vous assistera tous les deux.

Attention, il faut vraiment être d’accord sur toutes les conséquences du divorce. Si l’avocat remarque qu’il existe un désaccord important, il ne pourra plus vous assister et vous devrait chacun prendre un avocat.

Quels sont les actes que préparera l'avocat pour un divorce amiable ?

L’avocat préparera deux actes, la requête en divorce et la convention de divorce.

La requête en divorce est destinée à saisir le juge aux affaires familiales.

La convention de divorce est une sorte de contrat de rupture qui prévoit toutes les conséquences de votre divorce à l’égard des époux et des enfants.

Quelles sont les pièces à apporter pour le rendez-vous chez l'avocat ?

Je vous invite à lire la listes des pièces dans notre article : les pièces nécessaires pour un divorce amiable.

Combien de temps dure la procédure, en combien de temps serons-nous divorcés ?

A Bordeaux , entre le dépôt de la requête et la date de l’audience, il peut se passer 3 à 4 mois, quelques fois 6 mois ( lorsque nous déposons la requête en pleine période de vacation judiciaire: juillet/août). Devant les autres juridictions, comme devant la juridiction bordelaise, tout dépend du nombre de dossiers à traiter par la juridiction. Il est faux de penser qu’une procédure de divorce amiable ne dure qu’un mois.

A l'audience, comment ça se passe, est-ce long ?

A l’audience, le juge aux affaires familiales vous recevra individuellement puis ensemble pour vous relire la convention de divorce et vérifier si vous êtes toujours d’accord et pour s’assurer qu’aucun des époux n’a « forcé  » l’autre à accepter le divorce à l’amiable.

L’audience ne dure pas longtemps et en tout cas bien moins longtemps que votre mariage, il faut compter 15 minutes environ.

Parfois le temps d’attente dans les couloirs du juge aux affaires familiales est plus long que le temps de l’audience.

Mes enfants peuvent-il venir et assister à l'audience ?

NON, le divorce concerne uniquement les époux et non les enfants mineurs, ils ne peuvent pas venir à l’audience et ne doivent pas venir.

Après l'audience serons-non divorcés ?

OUI, vous serez divorcés. Cependant pour officialiser ce divorce à l’égard des tiers, il conviendra de faire transcrire votre divorce sur votre acte de mariage. Pour cela nous vous ferons signer un acte d’acquiescement et nous chargerons des formalités auprès de la Mairie.

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  Vous avez souvent entendu parler de l’autorité parentale, de son exercice au prononcé du divorce. Une petite foire aux questions sur l’autorité parentale: Qu’est-ce que l’autorité parentale ? Un enfant mineur doit être protégé par ses parents. Aussi, ces derniers ont des droits et des devoirs à l’égard de leur enfant: ils doivent veiller […]

 

Vous avez souvent entendu parler de l’autorité parentale, de son exercice au prononcé du divorce.

Une petite foire aux questions sur l’autorité parentale:

Qu’est-ce que l’autorité parentale ?

Un enfant mineur doit être protégé par ses parents. Aussi, ces derniers ont des droits et des devoirs à l’égard de leur enfant: ils doivent veiller sur l’enfant, à sa santé, à son éducation, à son patrimoine…

Exercer son autorité parentale, c’est jouer son rôle de parents et exercer ses droits et devoirs sur l’enfant commun.

Le Code civil définit l’autorité parentale à l’article 371:

L’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant.

Elle appartient aux parents jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne.

Les parents associent l’enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité.

Que devient l’exercice de l’autorité parentale lorsque l’on se sépare ou l’on que l’on divorce ?

Le plus souvent lorsque le divorce est amiable ou lorsque la séparation se passe bien, l’exercice de l’autorité parentale reste conjoint. Cela signifie que même si les parents sont divorcés ou séparés, ils devront tous les deux maintenir des relations avec l’enfant et exercer leur autorité parentale.

Dans le cadre des divorces plus conflictuels, il arrive très souvent que le juge aux affaires familiales rappelle à l’audience que l’exercice de l’autorité parentale conjoint signifie que le parent qui bénéficie de la résidence habituelle ( appelée dans le langage commun « la garde ») devra informer l’autre parent d’un changement d’école et devra obtenir son autorisation à ce changement, si une intervention médicale est prévue, le parent ne bénéficiant pas de la résidence devra être associé à cette décision importante relative à la santé de l’enfant.

Quand se termine l’exercice de l’autorité parentale ?

Il se termine à la majorité de l’enfant MAIS attention l’article 371-1 du Code civil dispose:

Chacun des parents contribue à l’entretien et à l’éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l’autre parent, ainsi que des besoins de l’enfant.

Cette obligation ne cesse pas de plein droit lorsque l’enfant est majeur.

Cet article concerne plus particulièrement la pension alimentaire, le versement de cette dernière ne cesse pas à la majorité de l’enfant, les parents devant contribuer à l’entretien et à l’éducation de leur enfant au-delà de la majorité.

Est-ce qu’un seul parent peut exercer l’autorité parentale, quelles sont les conditions pour que l’exercice s’exerce seulement par un seul parent ?

Il est possible de solliciter que l’exercice de l’autorité parentale ne soit exercé que par un seul parent, il s’agira de solliciter un exercice exclusif de l’autorité parentale. Ce mode d’exercice est très peu accordé par les juges aux affaires familiales, il pourra être ordonné que si l’intérêt de l’enfant l’exige.

L’exercice exclusif de l’autorité parentale est accordé par exemple lorsque les parents sont séparés depuis longtemps et que l’un des parents n’a plus vu l’enfant depuis des années et ne souhaite pas le voir.

Un rapport du Ministère de la Justice   a pu constater que dans le cadre de séparations de parents non mariés, seulement dans 6% des cas, un exercice exclusif de l’autorité parentale est accordé à la mère.

Le retrait de l’exercice de l’autorité parentale peut être sollicité, cependant ce retrait ne peut avoir lieu que pour des motifs graves. Il peut concerner un des parents ou les deux.Il est rarement prononcé.

Les articles 378 et suivants du Code civil précisent les cas où ce retrait peut être ordonné:

Article 378

Peuvent se voir retirer totalement l’autorité parentale par une décision expresse du jugement pénal les père et mère qui sont condamnés, soit comme auteurs, coauteurs ou complices d’un crime ou délit commis sur la personne de leur enfant, soit comme coauteurs ou complices d’un crime ou délit commis par leur enfant, soit comme auteurs, coauteurs ou complices d’un crime sur la personne de l’autre parent.

Ce retrait est applicable aux ascendants autres que les père et mère pour la part d’autorité parentale qui peut leur revenir sur leurs descendants.

Article 378-1

Peuvent se voir retirer totalement l’autorité parentale, en dehors de toute condamnation pénale, les père et mère qui, soit par de mauvais traitements, soit par une consommation habituelle et excessive de boissons alcooliques ou un usage de stupéfiants, soit par une inconduite notoire ou des comportements délictueux, soit par un défaut de soins ou un manque de direction, mettent manifestement en danger la sécurité, la santé ou la moralité de l’enfant.

Peuvent pareillement se voir retirer totalement l’autorité parentale, quand une mesure d’assistance éducative avait été prise à l’égard de l’enfant, les père et mère qui, pendant plus de deux ans, se sont volontairement abstenus d’exercer les droits et de remplir les devoirs que leur laissait l’article 375-7.

L’action en retrait total de l’autorité parentale est portée devant le tribunal de grande instance, soit par le ministère public, soit par un membre de la famille ou le tuteur de l’enfant.

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    Votre décision est prise: vous souhaitez divorcer, vous êtes d’accord sur le principe du divorce. Cependant, vous et votre époux ou épouse souhaitez rencontrer un avocat afin d’être conseillé sur les conséquences du divorce et particulièrement sur le montant de la pension alimentaire pour les enfants ( le montant que vous avez décidé est-il suffisant […]

    Votre décision est prise: vous souhaitez divorcer, vous êtes d’accord sur le principe du divorce.

    Cependant, vous et votre époux ou épouse souhaitez rencontrer un avocat afin d’être conseillé sur les conséquences du divorce et particulièrement sur le montant de la pension alimentaire pour les enfants ( le montant que vous avez décidé est-il suffisant ?), vous souhaitez aussi avoir l’avis de votre conseil sur la prestation compensatoire (est-elle nécessaire dans votre cas ?).

    Le rendez-vous est pris et vous vous interrogez, comment préparer au mieux cette consultation avec votre avocat.

    Quelques conseils:

    • n’hésitez pas à indiquer par écrit tout ce que vous avez décidé: quel mode de « garde » pour les enfants ? quel montant pour la pension alimentaire? Précisez vos doutes et vos questions que vous poserez à votre avocat lors de votre entretien.
    • apportez des pièces que votre conseil examinera: contrat de mariage, livret de famille, avis d’imposition, bulletin de paie (et particulièrement les trois derniers bulletins de paie et votre bulletin de paie du mois de décembre de l’année précédente), si vous avez rencontré un notaire et que ce dernier a rédigé un projet d’acte liquidatif du régime matrimonial n’oubliez pas cet acte.

    Il s’agira le jour du rendez-vous pour l’avocat de vérifier votre accord sur toutes les conséquences du divorce, il vous conseillera sur le montant de la pension alimentaire, vous dira si ce dernier est un montant conforme aux critères de la loi, la question de la prestation compensatoire sera abordée, notamment si une disparité de revenus existe entre vous et que vous êtes mariés depuis longtemps.

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        La « garde alternée » comme elle est nommée par les justiciables (en réalité on parle de résidence en alternance) est un mode de résidence sur lequel beaucoup de parents séparés ou en cours de procédure de divorce s’interrogent. Quelques réponses aux questions le plus souvent posées. L’article 373-2-9 du Code civil dispose: « A la demande […]

       

      La « garde alternée » comme elle est nommée par les justiciables (en réalité on parle de résidence en alternance) est un mode de résidence sur lequel beaucoup de parents séparés ou en cours de procédure de divorce s’interrogent. Quelques réponses aux questions le plus souvent posées.

      Est-ce que le juge peut ordonner la résidence alternée alors que les parents ne sont pas d’accord: l’un souhaite la résidence habituelle et l’autre la résidence alternée ?

      L’article 373-2-9 du Code civil dispose: « A la demande de l’un des parents ou en cas de désaccord entre eux sur le mode de résidence de l’enfant, le juge peut ordonner à titre provisoire une résidence en alternance dont il détermine la durée. Au terme de celle-ci, le juge statue définitivement sur la résidence de l’enfant en alternance au domicile de chacun des parents ou au domicile de l’un d’eux. »

      Cette disposition signifie que le juge peut ordonner cette résidence en alternance lorsque l’un des parent le demande et sans l’accord de l’autre.

      En pratique cela posera inévitablement des difficultés, il existera une absence de communication entre les parents qui pénalisera l’enfant.

      Aussi, majoritairement, les juges aux affaires familiales considèrent que la bonne entente est l’une des conditions préalables d’une telle résidence.

      Lorsque les parents décident d’une résidence alternée, est-ce que chaque parent doit passer le même temps avec l’enfant ?

      Non, l’alternance n’implique pas que le temps passé auprès de son père et de sa mère soit de même durée.

      Le juge aux affaires familiales est libre de décider d’une alternance qui a pour conséquence un partage inégal du temps de présence de l’enfant auprès de chacun de ses parents.

      Cass.1erciv. 25 avril 2007.

      Est-il vrai que si la résidence est en alternance, aucune pension alimentaire n’est due par l’un ou l’autre parent ?

      C’est FAUX: la résidence en alternance ne dispense pas le parent qui a des revenus plus important que l’autre parent de régler une pension alimentaire.

      Sur ce point lire:

      FAQ sur la pension alimentaire

      En pratique est-ce beaucoup de résidences alternées existent ?

      Un rapport du Sénat n°349, 2006-2007 a fait le bilan de la pratique de la résidence en alternance.

      • en 2005, 11% des enfants ont fait l’objet d’une résidence en alternance par décision judiciaire (les parents n’étaient pas en accord sur le mode de résidence)
      • 80% des résidences en alternance ont été mises en place sur demande conjointe des deux parents (divorce par consentement mutuel ou requête conjointe de parents séparés)
      • en 2009: le ministère de la justice a précisé dans une réponse ministérielle que 16,9% des enfants ont fait l’objet d’une mesure de résidence alternée (mesure prononcée par le juge, les parents n’étaient pas en accord , il y a donc une augmentation par rapport à 2005)
      • en 2009, 21,5 % des résidences en alternance ont été mises en place dans le cadre d’un divorce par consentement mutuel.

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        Tribune · Choisir son avocat · Bordeaux Divorce : comment choisir son avocat sur internet ? Les 3 critères essentiels Prix, témoignages, publications juridiques : Me Michèle BAUER vous aide à faire le bon choix — sans vous faire piéger. Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT, avocates inscrites au Barreau de Bordeaux (promotion 2002-2003), sont expertes en […]

        Tribune · Choisir son avocat · Bordeaux

        Divorce : comment choisir son avocat sur internet ? Les 3 critères essentiels

        Prix, témoignages, publications juridiques : Me Michèle BAUER vous aide à faire le bon choix — sans vous faire piéger.

        Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT, avocates inscrites au Barreau de Bordeaux (promotion 2002-2003), sont expertes en divorce amiable à Bordeaux. Elles publient régulièrement des articles juridiques pour vous aider à comprendre le droit et à choisir votre conseil en toute confiance.

        Par Me Michèle BAUER · Mis à jour mai 2026 · Catégories : Avocat, Divorce, Conseils pratiques

        Pourquoi bien choisir son avocat sur internet est crucial

        Une question que tout futur justiciable se pose, et pour laquelle les mauvaises réponses sont nombreuses

        On peut lire beaucoup d’articles sur internet sur cette question récurrente : comment choisir son avocat, notamment pour un divorce ? Plusieurs critères peuvent vous conduire vers tel ou tel professionnel — tout dépend lequel vous considérez comme déterminant.

        En pratique, trois critères reviennent le plus souvent lorsqu’on cherche un avocat expert en divorce à Bordeaux sur internet. Analysons-les ensemble, honnêtement, y compris les limites du troisième, qui est le nôtre.

        1

        Le prix

        2

        Les témoignages et avis

        3

        Les publications juridiques

        Critère 1 — Choisir l’avocat le moins cher

        Les comparateurs de prix en ligne : une fausse bonne idée

        Certains sites proposent de comparer les honoraires des avocats comme on compare des produits en ligne. L’intention semble louable ,pourtant, cette approche présente de sérieuses limites.

        En effet, les gérants de ces plateformes restent les seuls maîtres de l’algorithme de comparaison. Ce sont eux qui transmettent vos demandes aux avocats, filtrent les réponses et vous restituent les devis. Or, entre votre demande et la réponse finale, il peut exister de nombreux intermédiaires, ce qui ne vous garantit pas d’obtenir réellement l’avocat au meilleur prix.

        Le piège de l’avocat « low-cost »

        Choisir un avocat uniquement sur le critère du prix reste risqué. Concrètement, opter pour un service low-cost en droit, c’est prendre le risque d’un conseil bâclé et d’une convention de divorce mal rédigée, aux conséquences parfois durables après le divorce.

        On peut faire l’analogie avec certains vols en avion à bas prix : vous arrivez à destination, certes, mais le voyage peut s’avérer bien moins confortable et le service, bien moins personnalisé.

        Cela dit, nous comprenons tout à fait que, pour des procédures relativement simples comme le divorce à l’amiable, le budget reste un critère important. C’est pourquoi nous publions nos tarifs clairement sur notre site et remettons un devis gratuit personnalisé avant tout engagement.

        Critère 2 — Les témoignages et avis en ligne

        Forums, avis Google, témoignages sur les sites d’avocats : ce qu’il faut savoir

        Les forums et les plateformes d’avis regorgent notamment de commentaires sur les avocats,  élogieux pour certains, sévèrement critiques pour d’autres. Mais peut-on vraiment s’y fier ?

        Ces avis reflètent avant tout une expérience personnelle, unique, souvent émotionnellement chargée, notamment en matière de divorce . Ainsi, l’expérience d’un autre client ne préjuge en rien de la vôtre.

        Les avis sur les forums

        Interrogez-vous sur leur source : qui les a écrits, dans quel contexte, avec quel degré d’objectivité ? Un commentaire négatif peut refléter une frustration légitime, ou simplement une déception face à une décision judiciaire défavorable, indépendante de l’avocat.

        Les témoignages sur les sites d’avocats

        Sur ce point, le Conseil National des Barreaux a clairement exprimé ses réserves. Afficher des témoignages clients, même avec de simples initiales, entre en tension avec le secret professionnel de l’avocat, qui doit rester absolu.

        En conclusion, les témoignages offrent un éclairage partiel, mais ils ne constituent pas une garantie fiable. Réfléchissez également à la fréquence à laquelle vous-même laissez des avis en ligne : combien de commentaires avez-vous rédigés pour des produits achetés sur internet ? Le faible taux de participation explique en partie pourquoi ces avis représentent rarement l’image fidèle d’un professionnel.

        Critère 3 — Les publications et articles juridiques de l’avocat

        Le critère le plus objectif — et celui que nous défendons

        Nous l’admettons volontiers : nous prêchons un peu pour notre paroisse en mentionnant ce troisième critère, puisque c’est précisément ce que nous faisons sur ce site. Toutefois, nous assumons pleinement ce parti pris et voici pourquoi.

        Lorsqu’un avocat publie régulièrement des articles sur son blog, répond à des questions juridiques, rédige des FAQ sur le divorce ou la pension alimentaire, il vous offre quelque chose d’objectivement vérifiable : sa maîtrise du droit, sa capacité à l’expliquer clairement, et souvent sa personnalité professionnelle.

        Ce que les publications vous révèlent sur un avocat

        Sa compétence réelle — Un avocat qui explique la loi, vulgarise la procédure et anticipe vos questions prouve sa maîtrise du sujet. Il ne se contente pas d’affirmer qu’il est « expert du divorce » : il le démontre.

        Sa pédagogie — Un avocat capable de rendre le droit accessible à tous est généralement un meilleur communicant, donc un meilleur défenseur de vos intérêts.

        Sa personnalité — À travers la lecture d’articles, vous percevez souvent une âme, un style, une vision du métier. Cette dimension humaine compte, en particulier pour un divorce amiable à Bordeaux où la relation de confiance est essentielle.

        Ainsi, ce critère dépasse le simple prix affiché, même si ce dernier reste, bien sûr, un paramètre à prendre en compte. En tout état de cause, prenez le temps de lire quelques articles avant de choisir votre avocat : vous en apprendrez bien plus qu’avec n’importe quel comparateur.

        Un conseil pratique : préférez le contact direct avec l’avocat

        Sans intermédiaire, sans frais cachés, avec un conseil vraiment sur mesure

        Quel que soit le critère qui vous guide, vérifiez notamment que le site sur lequel vous vous trouvez est bien le site direct de l’avocat et non celui d’une plateforme intermédiaire qui le représente.

        Autrement dit, les sites sans intermédiaire présentent trois avantages concrets : une proximité directe avec l’avocat, un échange immédiat sans filtre, et aucun frais complémentaire lié à la plateforme.

        « Seul un avocat peut vous conseiller, vous assister et vous défendre. »

        — Devise du GIE Avec Avocat, Me BAUER & Me GAUCHEROT

        À propos de l’auteure

        Me Michèle BAUER & Me Sophie GAUCHEROT — Barreau de Bordeaux, promotion 2002-2003

        Me Michèle BAUER

        Avocate au Barreau de Bordeaux depuis 2003

        Auteure de cette tribune, Me Michèle BAUER accompagne les couples bordelais dans leur divorce amiable depuis plus de 20 ans. Elle publie régulièrement des articles pour vulgariser le droit de la famille.

        Michèle Bauer

        Me Sophie GAUCHEROT

        Avocate au Barreau de Bordeaux depuis 2003

        Également experte en droit de la famille, Me Sophie GAUCHEROT accompagne les couples dans leur divorce amiable à Bordeaux, y compris les dossiers impliquant des enfants mineurs ou un bien immobilier.

        Sophie Gaucherot

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        Me BAUER et Me GAUCHEROT publient leurs tarifs, répondent à toutes vos questions et vous remettent un devis personnalisé sous 48h.

        Sans intermédiaire · Contact direct · 33 Cours Pasteur, 33000 Bordeaux
        07 80 81 59 64

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