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Tribune · Divorce & Médiation · Bordeaux Divorce : n’ayez pas peur de l’avocat ! L’avocat est-il vraiment responsable des divorces conflictuels ? Me Michèle BAUER, avocate au Barreau de Bordeaux, répond a ce cliché tenace. Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT, avocates inscrites au Barreau de Bordeaux (promotion 2002-2003), sont expertes en divorce amiable à […]

Tribune · Divorce & Médiation · Bordeaux

Divorce : n’ayez pas peur de l’avocat !

L’avocat est-il vraiment responsable des divorces conflictuels ? Me Michèle BAUER, avocate au Barreau de Bordeaux, répond a ce cliché tenace.

Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT, avocates inscrites au Barreau de Bordeaux (promotion 2002-2003), sont expertes en divorce amiable à Bordeaux. Elles sont également formées à la médiation familiale afin d’accompagner les couples vers un règlement apaisé de leur séparation.

Par Me Michèle BAUER · Publié le 20 août 2018 · Mis à jour mai 2026

Le point de départ : une émission de radio sur le divorce

France Inter, L’Amour flou et un cliché sur les avocats

Ce matin-là, j’écoutais une émission de France Inter consacrée à « réussir son divorce ». Parmi les invités, on trouvait une médiatrice, une avocate, et Philippe Rebot, le réalisateur du film L’Amour flou  , l’histoire de sa propre séparation avec Romane Bohringer, couplant récit personnel et fiction cinématographique.

D’emblée, Philippe Rebot a frappé fort en affirmant qu’il fallait se passer d’avocat pour bien divorcer. En effet, ce propos a retenu toute mon attention et me donne l’occasion de répondre à ce cliché qui a décidément la vie dure.

« Un divorce se passerait mieux lorsque les avocats ne s’en mêleraient pas. »

— Philippe Rebot, réalisateur de L’Amour flou, France Inter, août 2018

Il convient de rappeler d’abord que le divorce sans avocat est impossible en France,  l’assistance d’un avocat est obligatoire quelle que soit la procédure. Ce que Philippe Rebot voulait sans doute exprimer, c’est que certains divorces se dégradent à cause de l’intervention des conseils. Or, cette vision est profondément injuste et mérite une mise au point sérieuse.

L’avocat est mandaté par son client,  pas l’inverse

La vérité sur le rôle réel de l’avocat dans une procédure dé divorce

Il faut rappeler un principe fondamental : l’avocat est mandaté par son client. Autrement dit, lorsqu’un divorce devient conflictuel, c’est parce qu’un, ou les deux , époux l’ont décide ainsi, consciemment ou non. L’avocat ne fait que transmettre et mettre en forme les volontés de celui qui le mandaté.

Ainsi, lorsqu’un époux clame « c’est mon avocat qui le souhaite, pas moi », il s’agit souvent d’un mécanisme de protection bien humain. En effet, il est plus facile d’endosser les décisions difficiles en se cachant derrière son conseil, que d’assumer directement ses propres choix face a l’autre. Toutefois, la réalité est que le client majeur sans mesure de protection décide toujours de la stratégie,  l’avocat conseille, mais ne décide pas.

Ce que fait l’avocat

Il conseille, rédige les actes, calme les ardeurs, ramène à la raison. Contrairement aux idées reçues, la plupart des avocats cherchent à apaiser les situations et à trouver des solutions.

Ce que fait le client

Il décide de la stratégie, des demandes à formuler, des arguments à avancer. L’avocat ne peut aller au-delà des instructions qui lui sont données par son mandant.

La réalité du conflit

Quand un divorce est conflictuel, c’est parce que l’un des époux; ou les deux, n’est pas prêt a céder. Dans ce cas, l’avocat subit la tension autant qu’il la gère.

Nous sommes mandatées par nos clients, et lorsque ces derniers ne sont pas prêts a céder ou sont dans le conflit, il est difficile de maintenir un climat apaisé. Cela ne signifie pas pour autant que nous entretenons le conflit; bien au contraire. Nous avons du recul sur la situation et nous nous faisons en sorte de raisonner, de calmer et de rassurer nos clients, même dans les situations les plus tendues.

Médiation et divorce : une solution complémentaire

Quand la médiation familiale peut changer la donne

Aujourd’hui, la plupart des avocats sont formés à la médiation. Pour ma part, Me Sophie GAUCHEROT et moi-même avons suivi une formation approfondie et sommes médiatrices. Cette sensibilisation nous permet d’appréhender différemment chaque dossier et, notamment, d’orienter certains clients vers la médiation familiale comme forme de règlement amiable des litiges.

En particulier lorsque les époux ont du mal à dialoguer directement, la médiation familiale peut permettre de trouver une solution sur des points de désaccords. Notez bien que cette solution est trouvée par les époux eux-mêmes, avec l’aide neutre du médiateur , elle est dès lors bien mieux acceptée que lorsque la décision est imposée par un juge.

Les limites de la médiation

Toutefois, la médiation n’est pas la solution miracle à toutes les situations. Ainsi, certains contextes ne s’y prêtent pas :

Situations de violences conjugales
Conflits ancrés depuis de nombreuses annees
Déséquilibre fort de pouvoir entre les époux
Refus catégorique de l’un des époux de dialoguer

De même, un litige profondément enracine dans un conflit de longue date est rarement soluble par quelques séances de médiation. Dans ces cas, la voie judiciaire reste la plus adaptée, et l’avocat y joue un rôle de protection et d’équilibrage indispensable.

En conclusion : l’avocat est votre allié

Un divorce amiable commence par un dialogue clair avec votre avocat

N’ayez pas peur de l’avocat lorsque vous divorcez. Bien au contraire : si vous lui expliquez dès le départ que vous souhaitez un divorce amiable, il mettra tout en œuvre pour préserver ce climat. Votre avocat est votre conseiller, votre porte-parole et votre protecteur, pas votre instigateur de conflit.

Cependant, il faut etre honnête : votre avocat n’est pas « maître de l’adversaire ». Si l’autre époux est dans le conflit et mandate son avocat en ce sens, il sera difficile de maintenir seul un état d’esprit apaisé. Dans ce cas, la médiation peut constituer un tremplin vers une résolution constructive.

À retenir

1. L’avocat n’est pas responsable du caractère conflictuel d’un divorce, le client décide.

2. Dites clairement à votre avocat que vous souhaitez un divorce amiable; il adaptera sa stratégie.

3. La médiation familiale est une option complémentaire, particulièrement utile quand le dialogue est rompu.

4. Le divorce par consentement mutuel reste la voie la plus rapide, la moins conflictuelle et la moins chère, à condition que les deux époux soient d’accord.

Le film qui a inspire cette tribune

L’Amour flou de Romane Bohringer et Philippe Rebot — bande-annonce

L’Amour flou — Romane Bohringer & Philippe Rebot (2018)

À propos de l’auteure

Me Michèle BAUER & Me Sophie GAUCHEROT — Barreau de Bordeaux, promotion 2002-2003

Me Michèle BAUER

Avocate au Barreau de Bordeaux depuis 2003

Auteure de cette tribune, Me Michèle BAUER accompagne les couples bordelais dans leur divorce amiable depuis plus de 20 ans. Elle est également formée à la médiation familiale.

Michèle Bauer

Me Sophie GAUCHEROT

Avocate au Barreau de Bordeaux depuis 2003

Également formée à la médiation familiale, Me Sophie GAUCHEROT traite notamment les dossiers complexes impliquant des enfants mineurs ou un bien immobilier dans le cadre d’un divorce amiable à Bordeaux.

Sophie Gaucherot

Vous souhaitez un divorce amiable à Bordeaux ?

Me BAUER et Me GAUCHEROT étudient votre dossier et vous conseillent sur la meilleure strategie.

Devis gratuit · Réponse sous 48h · 33 Cours Pasteur, 33000 Bordeaux
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Divorce judiciaire · Bordeaux & Gironde Divorcer sans accord du conjoint à Bordeaux : quelles solutions s’offrent à vous ? Votre conjoint refuse le divorce amiable ? Heureusement, il existe des solutions judiciaires adaptées à chaque situation. Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT, avocates inscrites au Barreau de Bordeaux (promotion 2002-2003), sont expertes en droit de la […]

Divorce judiciaire · Bordeaux & Gironde

Divorcer sans accord du conjoint à Bordeaux : quelles solutions s’offrent à vous ?

Votre conjoint refuse le divorce amiable ? Heureusement, il existe des solutions judiciaires adaptées à chaque situation.

Me Michèle BAUER et Me Sophie GAUCHEROT, avocates inscrites au Barreau de Bordeaux (promotion 2002-2003), sont expertes en droit de la famille. Depuis 2003, elles accompagnent aussi bien les divorces amiables que les procédures judiciaires contentieuses en Gironde.

Mis à jour le 9 mai 2026 · Catégories : Divorce, Avocat, Famille

Peut-on vraiment divorcer sans l’accord de son conjoint ?

Oui — mais uniquement via une procédure judiciaire

Le refus du conjoint bloque-t-il vraiment le divorce ?

Beaucoup de personnes souhaitent divorcer mais se heurtent au refus de leur conjoint. Pourtant, des solutions concrètes existent. La bonne nouvelle est claire : oui, il est possible de divorcer sans accord du conjoint, mais uniquement par voie judiciaire. En effet, le divorce par consentement mutuel exige l’accord des deux époux. Or, sans cet accord, deux procédures judiciaires s’offrent à vous.

Deux procédures judiciaires sont possibles

Les deux procédures possibles :

  • Divorce pour altération définitive du lien conjugal — séparation effective d’au moins 1 an, sans avoir à prouver de faute
  • Divorce pour faute — manquement grave d’un époux (violences, adultère, abandon), avec preuves à l’appui

L’avocat : un acteur indispensable dans toutes les procédures

Dans les deux cas, l’assistance d’un avocat spécialisé en divorce à Bordeaux est obligatoire et indispensable pour défendre efficacement vos droits.

Le divorce pour altération définitive du lien conjugal

La voie la plus courante quand le conjoint refuse le divorce

Cette procédure vous permet de divorcer sans l’accord de votre conjoint, à condition de prouver une séparation effective d’au moins un an au moment du jugement. Notez bien qu’aucune faute n’a besoin d’être établie — la séparation suffit.

Condition principale

Une séparation effective et continue d’au moins 1 an doit être démontrée au moment du jugement — résidences séparées, cessation de la vie commune.

Aucune faute à prouver

Contrairement au divorce pour faute, cette procédure ne nécessite pas d’établir de manquements graves. En conséquence, elle est souvent moins conflictuelle.

Délai estimé

Variable selon les juridictions et la complexité du dossier. En règle générale, comptez 12 à 24 mois de procédure, plus longtemps si des mesures provisoires sont contestées.

Attention toutefois : le divorce n’est pas automatique après un an de séparation. Il faut donc engager activement la procédure en deux étapes : premièrement, assigner en divorce en prouvant la séparation d’un an ; deuxièmement, déposer des conclusions au fond si des mesures provisoires ont été ordonnées.

Le divorce pour faute

Quand des manquements graves peuvent être prouvés

Le divorce pour faute est possible lorsque votre conjoint a commis des manquements graves et renouvelés aux devoirs et obligations du mariage. Parmi les motifs retenus par les tribunaux, on trouve notamment : les violences physiques ou psychologiques, l’adultère, l’abandon du domicile conjugal, ou encore les comportements addictifs graves. En conséquence, il est indispensable de bien documenter ces faits avec l’aide de votre avocat.

Points clés du divorce pour faute

  • Preuves à rassembler — constats d’huissier, témoignages, documents médicaux, SMS, mails. Votre avocat vous guide sur les éléments recevables.
  • Délais plus importants — en raison des preuves à rassembler et des débats judiciaires, ce type de divorce prend généralement plus de temps.
  • Impact financier significatif — la partie fautive peut se voir imposer des dommages et intérêts ainsi qu’une prestation compensatoire plus élevée.
  • Assistance juridique indispensable — votre avocat rédige les actes, rassemble les preuves et vous représente devant le Juge aux Affaires Familiales.

L’ordonnance sur les mesures provisoires

Des règles temporaires fixées par le juge dès le début de la procédure

Dès l’ouverture d’une procédure judiciaire de divorce, le Juge aux Affaires Familiales (JAF) fixe des mesures temporaires destinées à organiser la vie des époux et des enfants. Concrètement, ces mesures s’appliquent immédiatement et s’imposent aux deux parties. Voici les six principales dispositions :

Résidence séparée des époux
Pension alimentaire au titre du devoir de secours
Répartition du paiement des crédits en cours
Jouissance du domicile conjugal
Organisation de la résidence des enfants
Pension alimentaire pour les enfants

Délai d’appel et application immédiate des mesures

 Important

Vous disposez de 15 jours pour faire appel de cette ordonnance. Toutefois, l’appel n’interrompt pas l’application des mesures, elles restent en vigueur pendant l’examen de votre recours.

Questions fréquentes sur le divorce sans accord du conjoint

Mis à jour mai 2026

En règle générale, un divorce judiciaire dure entre 12 et 24 mois. À titre de comparaison, le divorce amiable dure en moyenne 1,5 à 3 mois seulement. Par ailleurs, le délai varie selon la complexité du dossier, les mesures provisoires contestées et les demandes de prestation compensatoire.

Avant tout, consultez immédiatement un avocat. Ainsi, il se constituera devant le Tribunal judiciaire pour vous représenter et protéger vos droits. En particulier, ne laissez pas passer les délais de réponse — ils sont impératifs et leur non-respect peut vous être préjudiciable.

En effet, certains pays ne reconnaissent pas le divorce par acte d’avocat, comme le Maroc. Dans cette situation, il faudra donc passer par un divorce judiciaire. Toutefois, vous pouvez divorcer amiablement devant le juge par une requête conjointe. Dans tous les cas, votre avocat vous orientera selon votre situation spécifique.

Questions sur les cas particuliers

Sachez que votre conjoint peut demander une prestation compensatoire même si vous êtes mariés sous le régime de la séparation de biens. En effet, cette prestation vise à compenser les disparités de niveau de vie entre les époux après le divorce — elle est indépendante du régime matrimonial.

Oui. Bonne nouvelle : votre conjoint peut changer d’avis à tout moment. Ainsi, même si une procédure judiciaire est engagée, les époux peuvent à tout moment se mettre d’accord et basculer vers un divorce par consentement mutuel, plus rapide et moins coûteux.

Rédigé par vos avocates

Me Michèle BAUER & Me Sophie GAUCHEROT — Barreau de Bordeaux, promotion 2002-2003

Me Michèle BAUER

Avocate au Barreau de Bordeaux depuis 2003

Forte de plus de 20 ans d’expérience en droit de la famille, Me Michèle BAUER accompagne aussi bien les divorces amiables que les procédures judiciaires contentieuses en Gironde.

Michèle Bauer

Me Sophie GAUCHEROT

Avocate au Barreau de Bordeaux depuis 2003

Également experte en droit de la famille, Me Sophie GAUCHEROT traite notamment les dossiers complexes impliquant des enfants mineurs, un bien immobilier ou une prestation compensatoire.

Sophie Gaucherot

Votre conjoint refuse le divorce ?
Parlons de votre situation.

Ainsi, Me BAUER et Me GAUCHEROT étudient votre dossier et vous conseillent sur la meilleure stratégie : divorce amiable ou procédure judiciaire.

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